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VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL HISTOIRE (PERSONNAGES HISTORIQUES) LE CARDINAL FESCH (1763 - 1839) LA BIOGRAPHIE DU CARDINAL FESCH

La Biographie du Cardinal Fesch

Dernière mise à jour de cette page le 14/03/2016

Cantons concernés : Aiacciu

Joseph Fesch, né à Ajaccio le 3 janvier 1763 et mort à Rome le 13 mai 1839, était un ecclésiastique français,archevêque de Lyon de 1802 à 1839.

Il était le fils de François Fesch, officier suisse au service de Gênes, et de Angèle-Marie Pietra-Santa, veuve de Jean-Jérome Ramolino dont elle eut une fille, Lætitia Ramolino, ce qui fait donc de lui l'oncle de Napoléon Bonaparte.

Dans les ordres

Après des études à Ajaccio, il obtient, grâce à l'archidiacre Lucien Bonaparte, une bourse pour entrer auSéminaire d'Aix-en-Provence de 1781 à 1786. Il entre ainsi dans les ordres. Au moment où éclata la Révolution, il était archidiacre et prévôt du chapitre d'Ajaccio.

Sous la Terreur, Joseph Fesch, ayant abandonné l'habit, doit trouver des revenus.

Il devient d'abord garde-magasin d'une division de l'armée des Alpes avant de se voir confier par son neveuNapoléon Bonaparte la charge, en 1795, de commis aux marchés de fournitures pour l'armée d'Italie.

Un ecclésiastique distingué

Durant cette campagne, il commence une collection de tableaux appelée à devenir l'une des plus riches de France voire d'Europe.

Il réintègre l'Église en 1800 et en 1802, son neveu Napoléon le nomme au diocèse de Lyon, qui réunissait les départements du Rhône, de la Loire et de l'Ain.

Il devint alors archevêque de Lyon et primat des Gaules à la tête de l'Église de France ; il appelle alors Gaspard-André Jauffret comme vicaire général qui, quelques années plus tard, devient évêque de Metz.

Cérémonie du mariage de Napoléon avec Marie Louise d'Autriche auquel assiste le cardinal Fesch

En 1803, Fesch devient le premier cardinal de l'Église restaurée ; Bonaparte est personnellement intervenu en sa faveur, écrivant au Pape Pie VII : « L'archevêque de Lyon est un ecclésiastique distingué par la sévérité de sa morale et l'attachement particulier que je lui porte, étant mon proche parent. »

Pour obtenir la reconnaissance de l'Empire par le pape, Napoléon, alors Premier Consul, envoie son oncle comme ambassadeur à la cour de Rome, où il le charge de négocier la venue de Pie VII à Paris pour le sacre. Le secrétaire particulier du cardinal à l'ambassade estChateaubriand. La veille de la cérémonie du sacre, quand Joséphineavoue au pape qu'elle et Bonaparte ne sont pas unis religieusement, c'est encore Fesch qui est chargé de donner aux époux une discrète bénédiction nuptiale.

En 1805, élevé aux dignités de grand aumônier de l'Empire, de comteet de sénateur, ses relations avec son neveu paraissent bonnes.

Elles vont se détériorer lors de la crise entre la France et le Saint-Siège. Le cardinal restant fidèle au pape, se trouve en effet dans une situation difficile face à Napoléon, qu'il s'efforce de modérer.

En 1806, celui-ci le rappelle de son ambassade à Rome, le soupçonnant de tarder volontairement à obtenir l'adhésion du pape à la guerre contre l'Autriche. La même année Fesch est nommé coadjuteur de l'archi-chancelier de l'Empire d'Allemagne (ancien Électeur de Mayence).

En 1807, en remerciement de ses services et en tant que membre de la maison impérialeNapoléon Ier lui attribue par décret impérial et par lettres patentes le titre de prince de l'Empire (« prince français ») avec le prédicat d'altesse sérénissime.

Il cumule également les décorations : chevalier de l'Ordre de l'Éperon d'or par le pape Pie VII le 10 août 1802grand officier (25 prairial an XII : 14 juin 1804) puisgrand-aigle de la Légion d'honneur le 13 pluviôse an XIII1 (2 février 18052) par le premier Consul, et chevalier de la Toison d'or en juillet 1805 par le roi Charles IV d'Espagne.

Le 1er août 1810 au palais des Tuileries Fesch consacre le mariage de Napoléon Ier et de la nouvelle impératrice Marie-Louise.

Le 4 novembre 1810, dans la chapelle du château de Fontainebleau, il baptise le troisième fils de Louis Bonaparte et de la Reine Hortense, le futur Napoléon III à la naissance duquel il avait assisté en avril 1808.

Après la naissance du Roi de Rome le 20 mars 1811, il est chargé par la suite de baptiser l'héritier de Napoléon lors d'une cérémonie solennelle à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris le 9 juin 1811 et cette même année, en tant que chef de l'Église de France, il préside le concile national avec une certaine indépendance.

L'enlèvement et la déportation du pape Pie VII le choque profondément, mais il n'ose protester ouvertement auprès de Napoléon qui le contraint par ailleurs à accepter l'annulation de son premier mariage.

Fidèle aux Bonaparte

Le Cardinal Fesch, cour du Musée Fesch, Ajaccio (bronze par Vital Dubray)

Les rapports deviennent de plus en plus tendus entre Napoléon et son oncle ; la lettre que fait parvenir Fesch en 1810au Pape lors de son transfert de Savone à Fontainebleau signe leur rupture.

L'empereur lui retire alors la charge de Grand aumônier, le privant d'une partie de ses revenus ; il l'assigne en outre à résidence dans son diocèse de Lyon où il restera jusqu'en 1814.

Pourtant le cardinal Fesch n'a cessé d'être loyal envers Napoléon Ier. Lors des Cent-Jours, l'Empereur le nomme pair de France, mais le cardinal ne siégea pas.

Après l'abdication et Waterloo, il alla vivre à Rome où il fut accueilli par Pie VII, sa maison servant de point de rencontre aux Bonaparte en exil.

Il passa ses derniers jours dans l'étude des lettres et des arts, sans vouloir jamais consentir à se démettre de son archevêché.

En 1822, le pape Pie VII redimensionna le diocèse de Lyon au niveau du département.

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