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Ponte Novu: le désastre (1769)

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Bastia , Bustanicu , Campoloro-di-Moriani , Castifau-Merusaglia , Conca d'Oru , Corti , Fiumaltu d'Ampugnani , Haut-Nebbiu , Île-Rousse , Orezza Alisgani , San Martinu di Lota

Le 8 mai 1769 est un jour de deuil pour la nation corse. Alors que les Nationaux tentent de franchir le pont génois de Ponte Novu, ces derniers se trouvent pris en tenaille entre les feux français et les fusils prussiens, les mercenaires engagés par Paoli. Ceux-ci ont-ils mal compris les ordres ou bien ont-ils trahis ? De plus, considérablement gênés par une chicane construite sur le pont, les Corses sont pris au piège. Dans une confusion terrible, cinq cents patriotes trouvent la mort dans le combat, dont deux cent cinquante à même le pont. Beaucoup de combattants se noient en tentant de fuir à la nage dans le Golo - le fleuve – rendu furieux par le mauvais temps et la fonte des neiges. Pour Paoli et son armée, il s’agit d’une terrible défaite. Voltaire écrit : « Le courage des Corses fut si grand que vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de charger derrière eux. Leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On ne voit de telles choses que chez les peuples libres ».

Vaincu, Paoli se retire à Morosaglia. Il est trahi de toute part. Isolé, il sait que la partie est perdue. Prévoyant, Paoli avait déjà réfléchi au préalable à une retraite anticipée, une fuite sous les feux de l’ennemi. Abbatucci accepte de protéger sa retraite. Le 20 mai, Pasquale Paoli quitte sa capitale, Corte, à la tête de deux cents hommes, afin de prendre la route du sud. Il fait promettre aux Cortenais de défendre la ville et demande que les documents et les archives d’Etat soient cachés afin qu’ils ne tombent pas entre les mains de l’ennemi. La fuite de Paoli passe par Vivario, Ghisoni, Bocognano, Bastelica et enfin Porto-Vecchio. Au début du mois de juin, le Babbu quitte la Corse– seul - à bord d’un navire de commerce anglais, le Courrier des Bermudes. Ses compagnons d’infortune, Gentili, Giafferi, Pasqualini et son frère Clemente, suivent son sillage sur un autre navire anglais, le Rachel. A bord des vaisseaux se trouvent - en tout et pour tout - trois cents paolistes contraints à l’exil. Le gouvernement de Paoli est tombé, et avec lui l’indépendance. Rapidement, les troupes françaises occupent toute la Corse, non sans choquer la communauté internationale. Mirabeau dira lui-même, en 1789 : « J’avoue, messieurs, que la première jeunesse a été souillée par une participation à la conquête dela Corse.

Le désastre de Ponte Novu - Pont génois de Ponte Novu - Commémoration du désastre de Ponte Novu (8 mai 2008) - Paoli : sentiment après le désastre de Ponte Novu - Les troupes françaises à Ponte Novu (iconographie).

Suite - L’exil londonien (1769-1789)

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1 commentaire(s)

pontè-novu

ce fut une défaite dans la gloire

cintio, le 30/01/2013