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Boxe: la belle histoire de la boxe insulaire

Dernière mise à jour de cette page le 11/04/2016

Par Philippe Peraut.

« 60 ans de boxe en Corse », c’est dans cet ouvrage mythique, qui a nécessité un an de préparation et trois mois de rédaction, que José Fanchi, chroniqueur sportif bien connu, retrace l’histoire du noble art des années quarante à nos jours. Un livre, édité aux éditions du Journal de la Corse, qui ravira les inconditionnels. « Comme les mousquetaires, ils ont apporté leur assise à la boxe insulaire de par leur savoir, leur passion communicative et surtout leur façon de faire travailler les boxeurs corses. Antoine Filippi, Jo Tarassenko, Roland Batistini et Pierre Paoli constituent le carré d’as de la boxe ajaccienne, cette boxe qui, des années cinquante à nos jours, nous a valu de grands moments de bonheur. » Par cette phrase, José Fanchi, auteur de « 60 ans de boxe en Corse », plante le décor. Si les Bastiais occupent une place dans le noble art insulaire, c’est la Cité Impériale qui a enfanté les plus grands boxeurs que la Corse ait connus. De Sauveur Chiocca à Bernard Inom, en passant par Armand Vanucci, Gracieux Lamperti, Antoine Biggi, Frédéric Noto ou Serge Poilblan, ils ont, chacun à sa manière et selon son contexte, marqué l’histoire de la boxe insulaire.

Préface de Pierre Cangioni.

C’est dans un ouvrage de près de deux cent soixante pages, que l’auteur retrace plus d’un demi-siècle du noble art dans l’île. La préface, signée de main de maître, par Pierre Cangioni, tient le lecteur en haleine. À travers Sauveur Chiocca, son frère Félix et Armand Vanucci, c’est toute l’école de la boxe ajaccienne qui est sous les feux de la rampe. Une école de la rue où le regretté Antoine Filippi n’avait pas son pareil pour dénicher les perles rares. Le « Je vous parle d’un temps… » de Charles Aznavour prend, ici, toute sa signification à la différence près qu’il ne s’agit pas des moins de vingt ans, ni même des trente ou des quarante…

Si le football reste et restera (quoique) encore le sport roi sur la planète et en Corse, la boxe occupe, dans notre île, une place prépondérante. Une place et un parcours relatés par José Fanchi. Celui-ci a puisé dans ses recherches personnelles, son passé, sa passion pour le noble art et son métier, toutes les pièces d’un puzzle qu’il est parvenu finalement à monter. Chroniqueur sportif au sein de « La Corse », anciennement « Le Provençal », il a effectué de nombreux comptes rendus de matchs, même si le sport automobile a fait également partie de ses passions.

Les pionniers

Pour lui et tous ceux de sa génération, l’olympique boxing club, le ring ajaccien, les entraînements dans des caves humides restent ancrés dans la mémoire. La boxe, tout autant que le football, l’ACA, l’Olympique ou le « bistrot », font partie intégrante du patrimoine ajaccien. Dans son ouvrage, réparti en 16 chapitres, José Fanchi, passe en revue les grands moments de la boxe insulaire des cinquante dernières années.
Il évoque, dans un premier temps « les premiers coups de gong » place du Diamant, l’état des lieux durant l’après-guerre, puis, peu à peu, l’essor du noble art. La création de l’Olympique Boxing Club par Jean Marcucci et la montée de ces boxeurs qui laissent, une trace indélébile dans l’histoire de la boxe insulaire. « Les pionniers » comme les baptisera l’auteur, « nous ne sommes pas encore au milieu du siècle mais la boxe insulaire prend de plus en plus d’ampleur et s’affirme être une véritable pépinière de grande qualité car de nombreux jeunes commencent à « sortir » de leur ring pour s’en aller défier leurs homologues de Provence et de Côte d’Azur, pour les débutants mais aussi à un niveau national et international pour les plus aguerris tels Armand Vanucci et les frères Félix et Sauveur Chiocca. »

De Joe Luis à Marcel Cerdan

Trois boxeurs professionnels dont on vante, aujourd’hui encore, les exploits mais ils ne sont pas les seuls. José Fanchi n’oublie pas, pour autant, les frères Bonin de Bastia, Pierre Casanova, Dumè Mariotti ou encore Bati et André Mori, pour ne citer qu’eux. La boxe insulaire, c’est la venue de Joe Luis, dit « le bombardier noir », un champion américain qui trouva, en la personne de Louis Nega, un excellent sparring partner. Comment passer sous silence, on en parle encore dans les chaumières, la venue, en 1948, de Marcel Cerdan, fraîchement victorieux de Tony Zalle pour la couronne mondiale. La place Abbatucci en frémit encore.

Gracieux Lamperti, le Niolin

La boxe insulaire c’est aussi ces entraînements au sous-sol du Rex, ce bar situé au 65 cours Napoléon, la salle de la rue des Trois Maries, le printemps. Sans oublier l’un des combats phare de cette période, celui opposant Armand Vanucci au prestigieux Ray Sugar Robinson. C’est encore Gracieux Lamperti, le Niolin grande figure de la boxe française des années cinquante, champion de France «plumes» en 1959 et trois fois champion d’ Europe.

Des années 70 à nos jours

L’ouvrage retrace également le développement du noble art en Corse, d’autres talents comme Jean Jean Vero, le relais avec le Boxing Club Ajaccien de Pierre Paoli, l’essor de nouveaux jeunes tels qu’Antoine Biggi, Frédéric Noto, Serge Poilblan et Bernard Inom, le dernier en date. Et si avec l’évolution de la société, la boxe éprouve des difficultés à rebondir, en Corse, comme ailleurs, la belle histoire de la boxe insulaire, qui est toujours en marche, pourra revivre à travers « 60 ans de boxe en Corse ».

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