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Garo : le roman « d’aventure » de Marie-Hélène Ferrari

Dernière mise à jour de cette page le 02/01/2013

Mots clés : Marie-Hélène Ferrari

(Source Lisa D'Orazio, JDC)

Nos lecteurs ont déjà découvert l’univers haut en couleur du très prolifique écrivain, Marie-Hélène Ferrari, auteure de polars, de romans historiques ou encore de nouvelles. Juriste, spécialisée en droit fiscal, a fait les Beaux-arts, capésienne de Lettres elle fit le choix de revenir, pour le bonheur de ses nombreux lecteurs, à sa véritable passion, la littérature. Une production incroyable et diverse. Le genre roman d’aventure ou fantastique est assez peu représenté au sein des auteurs corses. Ce genre est en effet particulier, ambigu. Il est assez difficile de s’y adonner. Profondément libérateur, il casse les codes et permet des excentricités que d’autres genres ne supporteraient pas. Marie-Hélène Ferrari, auteur éclectique et créatrice du fameux commissaire Pierucci - son personnage fétiche -, publie son deuxième roman initiatique d’aventure Garo : Chronique de l'ère du Serpent, les mondes de la pluie, aux éditions Clémentine.

« Noyés, les continents avaient laissé la place à des mondes, au nombre de sept : l’Anastie, l’Amastie, l’Afrasie, les Phores, les Cominores, les Dominae, et enfin les Raunes.Chaque monde contenait entre deux et douze royaumes, selon la taille des îles qu’il abritait. Quand le niveau de l’eau s’était stabilisé et qu’on avait fait le compte des surfaces émergées, ces royaumes s’étaient constitués autour des fortes personnalités des Fondateurs, hommes courageux et déterminés à faire de la planète, devenue liquide, un monde d’ordre et de paix. Ils avaient gouverné sagement. Mais leurs successeurs avaient été si différents, si peu liés, comme l’étaient leurs pères, au sentiment d’appartenance à une humanité unique, que la situation s’était rapidement dégradée ». 

Dans un monde bouleversé par la disparition des continents où règne le chaos, l’auteure raconte le destin d’un personnage Garo qui sera à l’origine d’une série de plusieurs tomes. La pluie avait lentement inondé le monde. Les races s'étaient modifiées, les terres et les modes de vie s'étaient adaptés… Au milieu de ce temps terrible, étaient nés des enfants étranges, aux capacités insoupçonnées. Leur seule apparition faisait naître la crainte dans les regards. Garo est l'un d'entre eux et avec sept de ces êtres nouveaux, il va tenter de remplir une mission périlleuse, dans un univers qu'il ne connaît pas. Il va apprendre l'amour, l'amitié… Un roman d'aventure, de dépaysement avec une imagination débordante de l’auteure. Rencontre avec un écrivain décidément étonnant qui réside à Bonifacio.

« Garo, l'ère du serpent » est un roman d'aventure, un roman fantastique, pourquoi le choix de ce genre assez compliqué à mettre en œuvre ?

C'est mon second, il y avait "la chronique des dômes " qui a bien marché, et j'adore tout ce qui fait appel à l'imagination, il me le faut. Pourquoi ? Je cherche quelque chose d'intellectuel et d'intelligent à dire: il me le faut. En réalité, quand j'ai été hospitalisée longtemps, j'ai continué à écrire beaucoup, dans mon lit, et la réalité était si triste, que je rêvais d'autres mondes, d'autres gens. Et d’ailleurs, est ce qu'on sait pourquoi on écrit?

Qui est ce personnage Garo qui sera à l'origine d'une série ?

Une métaphore de l'homme darwinien qui s'adapte à .tout, qui évolue mais qui n'est jamais aussi fort que fort des autres, également, un tendre. En réalité aussi un homme comme nous, qui se découvre, qui s'apprend. Un homme qu'on aime aimer. Enfin maintenant que j'y pense, homme !

Le choix du fantastique ne va-t-il perturber votre public ?

Non, il a déjà très bien suivi sur la poésie, les essais, les romans assez difficiles, et même la science-fiction avec les "Dômes». J'ai cette chance, et j'en suis heureuse et fière, d'avoir un public qui n'attend pas un Pierucci, mais un Marie-Hélène FERRARI. De toute manière, je crois avec la même exigence linguistique et stylistique dans tous les livres.

Comment construit-on un univers fantastique et différent ?

Avec tout ce qu'on refrène dans les autres genres. Parfois j'ai envie que les personnages aient des super pouvoirs, ou que le monde soit différent, ou que l'on puisse se modifier à l'infini. Trop d'imagination, sûrement, et trop de capacités d'extrapolation. 

Vous êtes-vous inspirée de grandes sagas fantastiques ?

À vrai dire, non. Je suis aussi bien pour « Garo » que pour « les Dômes » les rêveries qui me prennent dans les salles d'attente, devant un candidat indigent au bac (que je rêve en train de se métamorphoser) devant mes chefs, mes amis. Je crois que la réalité me pose plus de problème, que le fantastique. 

Rencontre avec Marie-Hélène Ferrari.

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