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I Giovannali (I Ghjuvannali)

Dernière mise à jour de cette page le 21/12/2012

Cantons concernés : Ghisoni , Livia

On considère que la « secte » des Ghjuvannali (ou Giovannali) est née vers le milieu du XIVème siècle, en Corse. De nombreux Seigneurs du sud auraient, semble-t-il, été séduits par ce culte avant que ce dernier ne se répande dans une grande partie de l’île. L’appellation, I Ghjuvannali, vient sans doute du fait que ces croyants ne reconnaissaient que l’Evangile de Saint Jean (San Ghjuvanni). En interprétant à leur façon cet Evangile, I Ghjuvannali ont rapidement été considérés comme des hérétiques. Autour de ces derniers, un mythe s’est édifié et une véritable légende est née. Certaines sources nous apprennent que les Ghjuvannali mettaient tout en commun : la terre, mais aussi l’argent, et même les femmes. On a également écrit qu’ils se réunissaient, la nuit, dans des églises, afin d’y pratiquer des rites très particuliers accompagnés de gargantuesques orgies. De ce fait, les sacrements du mariage étaient rejetés par la communauté. Mais il est vraisemblable que beaucoup de choses fausses aient été écrites à ce sujet. La doctrine sociale et religieuse des Ghjuvannali était fondée sur la pauvreté, l’humilité, la non-violence et le don de soi. Ils rejetaient aussi la notion de « propriété privée ». Contrairement à quelques idées reçues, les Ghjuvannali seraient plutôt - et simplement - une confrérie de franciscains dissidents. C’est à Carbini que ce mouvement prit naissance, avant d’être éradiqué une cinquantaine d’années plus tard, par le sang et la terreur. Entre 1363 et 1364, des croisades furent menées contre les Ghjuvannali. Un commissaire pontifical, soutenu par des Seigneurs locaux, réalisa une campagne militaire afin d’éradiquer ces « hérétiques ». Au cours des massacres qui eurent lieu, à Carbini et ailleurs, les femmes et les enfants ne furent pas épargnés. Bien que prônant la non-violence, certains Ghjuvannali sont morts l’arme à la main afin de défendre leur idéal spirituel.

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