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De l'affaire Bonnet à Matignon

Dernière mise à jour de cette page le 02/01/2013

De Pierre Poggioli.

Après l'assassinat du préfet Erignac, la Corse connaît la « politique de l'État de droit », orchestrée par le préfet Bonnet. Les médias vont en faire le « fonctionnaire de l'année ». Mais très vite son image marque va se détériorer aux yeux de la population qui le compare à un proconsul, isolé dans sa préfecture « bunkérisée », et incapable de comprendre les réalités insulaires. Son aveuglement et sa morgue vont l'entraîner à l'irréparable, et l'opinion découvre avec effarement la lamentable « affaire des paillotes ». L'arrestation des auteurs présumés de l'assassinat du préfet Erignac fait oublier un instant ce « mini Raimbow Warrior ». Lionel Jospin, en visite dans l'Ile, réaffirme que le dialogue et d'éventuelles évolutions institutionnelles ne pourront être envisagés qu'après la condamnation de la clandestinité et l'arrêt de la violence. C'est la période du « préalable » qui, malheureusement, va ouvrir la voie à la surenchère dans la violence, sur fond de répression antinationaliste, et connaître son paroxysme avec les attentats « à l'Irlandaise » d'Ajaccio.
Le mouvement patriotique corse, divisé et affaibli par les dramatiques errements des dernières années, va progressivement renouer le fil du dialogue et retrouver le chemin de la réconciliation, puis de l'union. Le Premier ministre, prenant conscience de l'impasse et des risques de dérapages qui se multiplient, décide alors, avec un courage politique remarquable, d'« ouvrir le dialogue, sans tabous et sans préalable ». Le processus de Matignon est lancé le 13 décembre à Paris, avec la réception des élus de la Corse, nationalistes compris. Cette démarche novatrice, après les interrogations et les incertitudes d'avril 2000, lors de la deuxième rencontre à Matignon, va connaître des risques d'enlisement, pour aboutir finalement à la réunion « historique » du 28 juillet à Paris. Les passions et les oppositions, mises en lumière avec la démission de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, vont alors se déchaîner. Ce livre retrace tous ces événements, avec l'espoir que le processus en cours permette, à terme, de réelles avancées en Corse. Il se veut une contribution à la construction d'une paix que les Corses appellent de leurs vœux. (Source : DCL)

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