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Histoire de Castifao

Dernière mise à jour de cette page le 10/11/2016

Cantons concernés : Castifau-Merusaglia

Histoire de Castifao (source : site officiel de la municipalité de Castifao).

Le toponyme Castifau, orthographié autrefois Castifago ou Castifalo, tirerait son origine de la richesse en miel de l’endroit.

Le village lui-même s’est développé autour d’un site peuplé très tôt comme l’atteste les traces d’un habitat préhistorique au lieu-dit Roja ou le mégalithe de I Cuntratorri.

Les diverses communautés que l’on retrouve mentionnées très tôt au fil des années (Petrera, Piazze, Paganosa) se regroupèrent progressivement autour de celle, centrale, de Castifao, pour former, sous ce nom, le village.

De par sa situation géographique, à mi-chemin entre Balagne et Cortenais, et grâce à la présence du couvent San Francescu di Caccia sur son sol depuis 1510, Castifau a toujours joué un rôle dans l’Histoire de Corse.

Au XVIème siècle, Sampieru Corsu disposait d’une maison-forte au hameau de A Petrera, non-loin de l’endroit où il écrasa, le 10 juillet 1564, les troupes génoises du général Doria. De nombreux lieutenants du condottiere étaient d’ailleurs originaires du village : Corsettu, Vincentellu, Ghjorghjucolu, par exemple.

Par la suite, Castifau devint capitale de la pieve de Caccia, qui regroupait Moltifau, Ascu, et même un temps, Canavaghja. C’est ce qui explique le nombre et l’importance des grands visiteurs qui, au fil des années, traversèrent le village : les évêques Saluzzo et Marliani, le futur saint Théophile de Corte, le duc de Westphalie, le saint prédicateur Leonardo di Porto Maurizio, Sebastiani Costa, le roi Théodore, le Visiteur Apostolis Mgr de Angelis, et bien sûr Pasquale Paoli, qui tint au couvent le 22 avril 1755 la célèbre Cunsulta di Caccia qui jetait les bases de la future constitution de la Corse indépendante.

Après l’annexion française le couvent servit de siège à l’une des Juntes créées pour achever la francisation de l’île. Lors de la révolte du Niolu, en 1774, l’édifice fut investi un temps par les derniers fidèles paolistes conduits par Cervoni et Pasqualini.

Pendant la révolution française, le village adhéra aux nouveaux principes, puis rallia les tenants du royaume anglo-corse.

En 1914-18, le village perdit une trentaine de ses enfants dans les combats de la Grande Guerre. Il connut aussi l’occupation italienne lors du second conflit mondial.

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