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Exil napolitain (1737-1743)

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Bustanicu , Corti , Orezza Alisgani

Mots clés : Pasquale Paoli

Trois ans ont passé depuis le départ de Théodore de Neuhoff. Lassés, les Génois veulent régler la question corse une bonne fois pour toute. Le 10 novembre 1737, la république de Gênes sollicite l’aide de la couronne de France et signe un traité. Le 8 février 1738, des troupes françaises sont débarquées à Bastia pour venir à bout des insurgés. Les chefs de la révolte sont capturés. Pour les vieux révolutionnaires, il est temps de quitter l’île. Au début du mois de  juillet 1739, Luigi Giafferi, Luce d’Ornano et Giacinto Paoli sont exilés. Pasquale Paoli a 14 ans lorsqu’il s’embarque à Padulella, le 7 juillet, en compagnie de son père Giacinto. Ce dernier ne reverra jamais plus la Corse.

Pour Pasquale Paoli, il s’agit d’un déracinement. Lorsqu’il arrive à Naples quelques jours plus tard, l’adolescent, qui n’avait alors connu que les châtaigniers du Rostino et les montagnes de son île, est impressionné. La ville est immense et compte une forte population. Giacinto et son fils se trouvent sans le sou. Certes, Giacinto possède quelques réserves, mais ces dernières ne sont pas inépuisables. Pendant deux ans, Pasquale Paoli demeure aux cotés de son père, qui continue de parfaire son éducation. Il faut dire que Giacinto a dans l’idée de faire de son fils un homme d’église. Il le prie de rentrer dans les Ordres. Malgré la pression, Pasquale refuse. En février 1741, il est admis comme cadet au régiment Corsica de Naples. Pour l’adolescent, une nouvelle vie commence. Deux ans plus tard, en 1743, ce dernier monte en grade et devient officier. Il accède ensuite au grade de sous-lieutenant. Mais sa carrière demeure médiocre. On le dit appliqué et robuste. Le jeune Paoli voyage beaucoup, à Gallipoli, à Brindisi, à Syracuse. Il fréquente le plus souvent des Corses, comme lui déracinés, en exil. Il parfait son éducation, s’intéresse aux mathématiques, se passionne pour l’escrime, l’artillerie et apprend un peu à lire l’anglais sans toutefois le parler.

Les années passent. Il est possible (mais cette thèse est controversée) que le jeune Paoli, alors âgé de 20 ans, aie fréquenté une loge maçonnique à Gallipoli. Le jeune officier brille par son intelligence, sa vivacité et son ouverture d’esprit. Paoli aime la lecture. A Syracuse, il lit les philosophes français, mais aussi des textes anciens et surtout entretient avec son père Giacinto une correspondance soutenue. Mais Pasquale Paoli est miné par l’idée de réaliser une carrière minable, dans un « infortuné bataillon » comme il le dit lui-même. Il rêve de réussite et d’épanouissement intellectuel. Son père lui suggère une nouvelle fois de se consacrer à Dieu. Mais le refus du jeune Paoli est toujours aussi catégorique. Là n’est pas sa voie.

Suite - Gaffori, général de la nation corse (1751-1753)

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