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Rivarola Domenico

Dernière mise à jour de cette page le 29/12/2012

Cantons concernés : Bastia , Niolu Omessa

Domenico Rivarola est né à Bastia, en 1687. Ce dernier fut un descendant de la famille génoise, Rivarola de Chiavari. En revanche, sa mère était Corse, du nom de Verdoni du village d'Omessa.

Domenico Rivarola travaille tout d'abord pour la République de Gênes. En 1724, il devient même podestà de Bastia. Puis, il prend la direction de la Balagne, où il devient commissaire de la république.

Puis, en 1729, la révolution corse éclate, et des émeutes sèment le trouble. A ce moment là, il vit à Bastia. Il décide de s'interposer entre le gouvernement et les insurgés afin d'empêcher un bain de sang. Par ses conseils et son influence, Domenico Rivarola espère calmer les esprits. Mais la révolte est trop forte, et ses efforts ne sont pas récompensés. La situation s'envenime. Il décide alors d'aller à Gênes, afin d'avertir le sénat de la gravité de la situation sur l'île. Il espère aussi convaincre Gênes de faire des concessions afin de calmer la révolte. Mais Gênes fait la sourde oreille, et n'entend réagir que par la répression et les armes.

Déçu par le comportement de ses compatriotes génois, Domenico Rivarola décide alors de prendre parti, et de rejoindre les révolutionnaires. Il décide alors de parcourir l'Europe afin de rechercher des bienfaiteurs susceptibles de soutenir la révolution. Il cherche aussi à obtenir l'aide des grandes cours d'Europe.

Quelques années plus tard, les Corses accueillent sur l'île un baron allemand, Théodore de Neuhoff. Ce dernier est élu roi de Corse, au couvent d'Alesani. Domenico Rivarola devient alors conseiller d'État du roi. Ce dernier se montre très actif au sein de ce nouveau gouvernement. Son rôle et son influence auprès du roi sont grandement remarqués. Mais le règne de Théodore de Neuhoff est bref.

Après le départ de Théodore de Neuhoff, Domenico Rivarola se rend à Turin afin de rencontrer le roi Charles-Emmanuel III. Ce dernier négocie la levée d'un régiment composé d'habitants de Corse. Le but de Domenico Rivarola est de rétablir la tranquillité sur l'île, en éloignant les agitateurs. De ce fait, un grand nombre d'insulaires deviennent soldats dans un régiment organisé. Domenico Rivarola devient le commandant de ce corps, avec le grade de colonel.

La tranquillité revient en Corse. Mais pas pour longtemps. La guerre éclate entre la Sardaigne et Gênes, et la Corse se soulève à nouveau. Rivarola organise alors une assemblée générale à Saint-Pancrace de Casinca. Rivarola fait savoir aux patriotes corses que le roi de Sardaigne promet de les affranchir de la domination des Génois, et d'assurer l'indépendance de leur île. Ces promesses enhardissent les insurgés corses. Ces derniers portent Rivarola au généralat et demandent à combattre, sous ses ordres.

De leur coté, les Génois sont pris à la gorge. Ces derniers entrent en contact avec Rivarola et lui proposent de changer de camp, et d'entrer à leur service. Pour ce faire, les Génois promettent des récompenses et autres dons à Rivarola, afin de mettre fin à ses agissements. Mais ce dernier refuse de se laisser acheter. Les Génois menacent alors d'assassiner ses deux fils, qui se trouvent emprisonnés dans des prisons génoises. Mais Rivarola refuse de céder au chantage, et poursuit la guerre.

Furieux, les Génois déclarent Rivarola rebelle, et mettent sa tête à prix. Tous ses biens sont confisqués. Sur le terrain, la guerre est de plus en plus féroce. Rivarola s'empare de Bastia, puis, après un long siège, de Saint-Florent. Le Général libère peu à peu la Corse, hormis les places fortes dans lesquelles les troupes génoises se sont retranchées. C'est alors que le désaccord gagne les trois principaux chefs : Rivarola, Gaffori et Matra. Domenico Rivarola est contesté par une minorité, tout en étant soutenu par la majorité.

Après une nouvelle assemblée, on décide de solliciter à nouveau Turin, afin de recevoir des armes et de l'argent. Le roi Charles-Emmanuel accepte de soutenir les Corses et accède à cette demande. Sous le commandement du chevalier de Cumiana, général dans les armées de Savoie, de nouvelles troupes prennent le chemin de l'île. Si les deux fils de Domenico Rivarola, libérés par Gênes, participent à l'expédition, Domenico Rivarola reste quant à lui à Turin. En effet, malade, il décède le 12 avril 1748, sept ans avant le retour sur l'île d'un certain Pasquale Paoli, qui d'une certaine manière, va poursuivre son oeuvre.

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