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VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL FOOTBALL L'HISTOIRE DE L'AC AJACCIO COMMENT EST NÉE L’IDÉE DE CONSTRUIRE UN STADE DE FOOTBALL À TIMIZZOLU ?

Comment est née l’idée de construire un stade de football à Timizzolu ?

Dernière mise à jour de cette page le 05/11/2012

Lors du conseil d’administration du 21 mars 1967, les dirigeants annoncent clairement leurs ambitions : « Nous voulons monter en première division ! » disent-ils au Dolce Vita. Les dirigeants sont néanmoins inquiets. Le stade Jean-Lluis ne peut accueillir des matchs de D1. Il faut donc construire très rapidement un nouveau stade. Voilà plusieurs mois à présent que l’idée de bâtir une nouvelle enceinte près de Campo dell’Oro au lieu-dit « Timizzolu » fait son chemin. Extrait de l’ouvrage « A l’Ours ! La Grande Histoirede l’A.C.A. » : « Puisqu'il est inconcevable que l’A.C.A. puisse rejoindre l'élite avec des installations aussi archaïques, le 28 avril 1966, on apprend qu'un nouveau stade sera construit sur le site de Timizzolu. L’emplacement n’est pas encore véritablement défini, mais il semble acquis que ce n’est pas sur la colline de Timizzolu que sera construite cette nouvelle enceinte, mais plutôt sur l’emplacement de l’ancienne carrière, en bordure immédiate de la route nationale. En coulisse, tout se met en place pour accueillir un club de première division à Ajaccio ». Le 6 juillet de la même année, le projet s’affine. La commission départementale du Conseil Général donne son accord et transmet au préfet la convention qui sera présentée au club. Le contrat autorisant le transfert du stade Jean-Lluis sur le site de Timizzolu est signé. Les travaux commencent en octobre 1967. Les plans sont rendus publics. Selon les premières informations, on apprend que le stade portera de nouveau le nom de Jean Lluis, le légendaire président acéiste. Les premiers plans sont ambitieux. « On y découvre un stade de football de 20.000 places, une piste d'athlétisme, un cours de tennis, un terrain de basket et même une piscine olympique. Inutile de préciser que toutes ces ambitions ne seront pas totalement réalisées. De plus, les architectes tiennent à préserver le site somptueux de Timizzolu, en ne construisant pas de tribune « coté mer » afin de garder la vue magnifique sur les plages de Tahiti et de Porticcio ».

C’est contre Lyon, le 17 novembre 1968 que l’A.C.A. dispute son dernier match officiel au stade Jean-Lluis. Les acéistes tiennent à signer un succès net et sans bavure, 4 à 1. C’est une page de l’histoire de l’A.C.A. qui se tourne [1]. Dix jours plus tard, le 28 novembre, les joueurs de l’A.C.A. s’entraînent pour la première fois sur la verte pelouse du stade de Timizzolu. L’œuvre est grandiose : c’est le plus grand et plus beau stade de Corse ! Les journalistes locaux de l’époque, témoignent : « Les tribunes du stade de Timizzolu, si elles sont couvertes, se présentent sans panneaux protecteurs sur les cotés. Le stade est long de 108 mètre et large de 73 mètres avec un éclairage à giorno et son accès souterrain. Le stade peut aussi être utilisé sur le plan national et international. On annonce autour de la pelouse une piste de 400 mètres déroulée sur six couloirs. Les locaux situés sous les tribunes de 15.000 places forment un ensemble confortable et de bon goût comprenant quatre vestiaires avec douches et bains relaxes, les blocs sanitaires, l'infirmerie, les buvettes, bureaux, magasins à matériel, le tout, judicieusement éclairé, aéré et chauffé. De larges entrées harmonieusement façonnées, de nombreuses voies de dégagement apportent des solutions les plus satisfaisantes aux problèmes de l'accès au stade ». Le stade de Timizzolu porte dans un premier temps le nom de Jean-Lluis. Quelques jours plus tard, le 1er décembre, l’A.C.A. reçoit le S.E.C.B. dans le cadre du premier derby corse de première division. Sans doute que ce match est l’un des plus mémorables de toute l’histoire du club. La rencontre est sur-médiatisée, et 16.000 spectateurs se rendent au match [2]. Quelques incidents éclatent, entre supporters des deux équipes, au moment où les vingt-deux joueurs font leur entrée sur la pelouse. Ces derniers sont : Baratelli, Moïse, Brucato, Sbaïz, Calmettes, Risso, Ruelle, Sansonetti, Peretti, Marcialis et Géorgin, pour l’A.C.A., et Orsatti, Franceschetti, Tosi, Vincenti, Farina, Zénier, Ferrier, Serra, Blanchard, Blanc, Mekloufi et Erhardt, pour le sporting. Dans un match à sens unique, l’A.C.A. s’impose sur le score de 4 à 0. Le Provençal titre le lendemain : « C’était Austerlitz ! ». Toutefois, il faut attendre le 12 décembre 1971 pour que le stade soit inauguré officiellement. Peu avant la rencontre de championnat opposant l’A.C.A. à Nîmes, la fille d’un célèbre parfumeur ajaccien nommé François Coty, coupe le ruban symbolique. Le stade de « Timizzolu », que certains appelaient encore Jean-Lluis, en référence à l’ancienne enceinte, devient le stade François-Coty. Lorsque l’A.C.A. est exclu des championnats professionnels en 1975, le stade François-Coty tombe dans l’abandon le plus total. Il faut attendre 1992 pour que des travaux de rénovation soient entrepris par la nouvelle équipe dirigeante acéiste menée par Antoine Antona, Alain Orsoni et Michel Moretti. Les deux tribunes latérales sont entièrement rénovées. Cette année là, Michel Moretti témoigne : « lorsque nous avons vu l’état des installations de François-Coty nous avons un coup au cœur ». En 1998, une tribune « nord » neuve est construite, puis on pose un toit sur la tribune « Jean-Baptiste Poli » en 2002, lorsque l’A.C.A. retrouvela Ligue 1. Enfin, en 2007, appuyé parla C.T.C., le Conseil Général dela Corse-du-Sud et Sportfive, l’A.C.A. finance la construction d’un nouveau stade neuf en lieu et place de l’ancienne bâtisse. La tribune est, nommée « Jean-Baptiste Poli », est entièrement reconstruite dès la première année.

[1] Le stade sera détruit quelques années plus tard. Aujourd’hui, une grande surface a été construite sur l’ancien stade Jean-Lluis.

[2] 16.000 spectateurs, au moins. Certains témoignages nous indiquent qu’il y avait plus de monde encore. Des milliers de personnes seraient pénétrés dans le stade sans payer. Les chiffres officiels, ou du moins ceux déclarés par le trésorier de l’A.C.A., nous apprennent que 14.421 spectateurs étaient présents pour cette rencontre.

Extrait de l'ouvrage de Frédéric Bertocchini, Un Seculu in Rossu è Biancu (éditions Albiana).

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1 commentaire(s)

Magnifique ! FORZA AIACCIU UN TI LASCEREMU MAI

Gabino, le 06/03/2013