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Article - Les rencontres Cinéma et Histoire à Ajaccio et Porticcio

Dernière mise à jour de cette page le 28/11/2012

Cantons concernés : Aiacciu , Santa Maria Sichè

Par Lisa D'Orazio (présentation de l'événement 2012).

Du lundi 2 au jeudi 5 avril 2012, les Amis de la Résistance en Corse-du-Sud ont organisé, comme tous les ans, depuis 2002, les rencontres Cinéma et Histoire à l’Espace Diamant et à la CCAS de Porticcio. Au programme cette année, entre autres Le journal d'Anne Frank, Une vie avec Oradour, La Vague et Hanna K. Rencontre avec les organisateurs.

Vous en êtes déjà à la onzième édition des Rencontres Cinéma et Histoire, comment est née l'idée d'un tel festival ?

L'idée est née de la rencontre de l'ANACR 2A avec les responsables de la Culture en Corse des œuvres sociales de la CCAS et l'association Ciné 2000, sollicitée pour assurer la logistique de notre manifestation : commande des films, matériel de projection, billetterie, etc. S'agissant de l'héritage de la Résistance, nous partagions une même analyse, à savoir que les valeurs de la Résistance, les réalisations du programme du Conseil National de la Résistance (droits du travail, droits sociaux, santé, retraite, nationalisations, etc.) étaient remises en cause par les politiques publiques. Il nous fallait agir et de là est née l'idée de s'adresser au public, notamment à la jeunesse, avec le cinéma. Ainsi était lancé en 2002 le premier « Cycle du film Résistance », épaulé à ses débuts par l'association du Musée de la Résistance de Nice, M. René Gilli notamment. Mais vu l'importance que nous accordions de plus en plus à la qualité des invités et aux débats, nous avons pensé que l'appellation « Rencontres Cinéma-Histoire » était plus appropriée. Depuis maintenant 3 ans nous avons un accord de partenariat avec la Cinémathèque de Corse ce qui nous permet une audience plus importante.

Ce festival s'adresse particulièrement aux scolaires, d'autant plus que Marc Ferro a évoqué les liens entre le cinéma et l'histoire et qu'ils ont été affirmés d'un point de vue de la recherche et de la pédagogie ?

L'histoire au cinéma est devenue une force, comme l'histoire au théâtre a pu l'être, avec les œuvres de Shakespeare par exemple. Aujourd'hui, le souffle de l'image, du film, retranscrit par le cinéma et la télévision, prend la relève des formes écrites et tend à se substituer à elles. Les films au programme s'adressent dans un premier temps aux élèves de CM2 qui ont dans leur programme de français le journal d'Anne Frank et d'histoire la Seconde Guerre Mondiale et les professeurs des écoles qui viennent au cinéma ont bien entendu préparé leur classe à partir du dossier pédagogique du « journal d'Anne Frank ». Les enfants sont très intéressés et le débat qui suit la projection est des plus riches. Les élèves des lycées et collèges sont tout aussi (si ce n'est plus) intéressés par les films. Au programme nous nous efforçons toujours de passer des films en relation avec les programmes d'histoire afin que les jeunes puissent mettre en relation fiction /mémoire et histoire comme pour les primaires il est absolument nécessaire de préparer les collégiens et les lycéens à ce qu'ils vont voir. Et nous mettons à disposition des enseignants un dossier pédagogique pour chaque film.

Beaucoup de films concernent la Seconde Guerre Mondiale, d'ailleurs un des moments-phare de cette rencontre sera la présence de Robert Hébras, survivant du drame d'Oradour-sur-Glane. Une thématique qui semble, selon vous, s'accorder avec les préoccupations de notre époque et la montée des extrêmes ?

Les Français entretiennent dans leurs souvenirs des rapports troubles et troublés avec la  Seconde Guerre Mondiale. A la différence des autres peuples il ne leur est pas possible de fixer dans leur mémoire une image simple qui les rassemble (Humiliation de la défaite, honneur des résistants, collaboration de Vichy etc.). C'est à cette exploration du passé que nous voulons nous livrer avec des films et des invités de marque pour refuser les simplismes et tenter de comprendre et déjouer les pièges d'une instrumentalisation de l'histoire ... Ce n'est pas céder à la facilité, en jouant sur l'émotion du public, que montrer les crimes atroces perpétrés par les nazis et fascistes, surtout quand ils sont commis sur des enfants : Anne Franck (« Le journal d'Anne Frank ») parce qu'elle était juive, et les enfants d'Oradour-sur-Glane -un tiers des 642 morts- parce que la soldatesque, se sachant perdue, elle s'adonne dans une dernière orgie macabre à l'ivresse du sang (« Une vie avec Oradour »). Non, il ne s'agit pas seulement d'émouvoir mais surtout de comprendre comment cela fut possible (« La Vague », « Hanna K. »).

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