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Marchini Pierre-Paul

Dernière mise à jour de cette page le 13/12/2012

Article signé Philippe Peraut (8 juillet 2012).

L’abstrait entre ombres et lumières.

Des personnages qui s’apparentent à des tours, des paysages imaginaires, des reflets obscurs qui ne sont pas sans rappeler le littoral insulaire, un incroyable jeu d’ombres et de lumières abstraits où, in fine, chacun puisera dans son inconscient et mettra un mot là où seule la perception a sa place, nous sommes dans l’univers pictural de Pierre-Paul Marchini. Peintre entièrement autodidacte, cet artiste a trouvé, dans cette voie, l’expression d’une passion viscéralement ancrée en lui. « J’aime tous les arts dans l’ensemble,explique l’intéressé,avec, bien sûr, depuis tout jeune, une prédilection pour le dessin. 

Le déclic avec William Turner

L’artiste a commencé par des toiles au pinceau même s’il souligne, aujourd’hui, que « cela n’a pas été facile au début, face à une toile blanche. » Pierre-Paul Marchini n’a appris aucune technique de peinture ce qui ne l’a guère empêché pas de « dévorer » de nombreux ouvrages sur la vie des grands maîtres ainsi que d’autres, plus techniques. Mais son style ne lui convenait pas. « J’étais enfermé dans un carcan trop académique, reprend-il, il y a dans la peinture, des règles à respecter mais l’instinct de l’artiste prédomine. Il doit trouver, en lui, la façon avec laquelle il veut exprimer son art. Il vient de l’âme en amont de toute technique. »

Le déclic ? Il intervient après des visites au Louvre où il découvre l’époque romantique italienne. « J’avais envie de peindre plus grand avec une expression plus large. J’ai alors abandonné le pinceau pour le couteau. »

De la Corse… à Québec

Ces toiles l’interpellent mais il trouvera sa « révélation » à travers William Turner, un maître du XVIIIe expert dans les jeux de lumière. « Ce fut un véritable déclic. Ce maître a su révolutionner l’art par sa manière d’exprimer une émotion par rapport à un visuel technique. »

Aujourd’hui, Pierre-Paul Marchini a trouvé sa voie dans l’abstrait-lyrique. « On m’a catalogué comme tel, sourit-il, on devine, dans mes toiles, quelque chose qui ne reflète pas la réalité mais on peut y reconnaître des formes. Il y a aussi des paysages imaginaires mais l’ensemble est l’expression de ma culture. Ma peinture ? Je pars avec un panel de couleurs et je connais le ton que je vais donner à mon tableau. Ensuite, les formes viennent d’elles-mêmes. Je peins dans l’émotion du moment, c’est-à-dire, durant deux à trois heures, pas plus. Ensuite, c’est l’intellect qui prend le dessus et ce n’est plus ça. »

L’artiste, qui peint, une douzaine de toiles par an, a exposé aux galeries « Arcane » et « Mozart » à Ajaccio. Une exposition permanente est également à la disposition du public au restaurant « Le Saint-Hélène » à Ajaccio. Mais Pierre-Paul Marchini voit son travail reconnu sur le plan national et international. Il expose au prestigieux Espace Drouot à Paris. Et ses toiles viennent d’être sélectionnées, le 18 juin dernier, pour un festival d’art contemporain, à Time Square (New York). L’avenir ? L’artiste sera présent, courant juillet, au festival d’art international contemporain de Sisco avant de mettre le cap, dès septembre, sur…Québec où il exposera, une année durant, à la galerie « En toute intimité » dont le courtier est Sylvain Dumouchel. De quoi donner des ailes à un artiste en devenir…

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