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Constitution Corse de 1735

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Bustanicu , Orezza Alisgani

Mots clés : Pasquale Paoli

Les 26 et 27 avril 1734, se déroule au couvent San Antonio de Casabianca, la grande cunsulta qui va réunir les chefs du Rostino. Là, deux hommes, Ghjacintu Paoli et Giafferi sont portés au rang de « chefs suprêmes et commandants du royaume ». Réalisée dans la liesse populaire, cette élection n’en demeure pas moins essentiellement symbolique. Plus tard, lors de la cunsulta de janvier 1735, le père de Pasquale Paoli évoque la nécessité de faire naître une « Corse nouvelle ». « Nous tous, et chacun de nous, et chaque homme du peuple, avons – et devons avoir – la liberté absolue de manifester notre sentiment, quel qu’il soit, et de donner ou de ne pas donner notre assentiment à ce qui nous est proposé par la pensée d’autrui (...). La Paix et la Guerre sont dans les mains de tous et non de quelques-uns » écrit-on. Pasquale Paoli a alors 9 ans. Difficile d’imaginer que son « Voltaire » de père n’a pas une grande influence sur l’enfant qui devient adolescent.

L’année suivante, en 1735, c’est sous l’influence du Paoli père que Costa rédige « La Constitution Corse ». Costa propose notamment que l’on élise des primats du royaume - dont Giacinto Paoli et Giafferi - que l’on élise un office de la Guerre, un office de l’Abondance, un office des Pères communs, un secrétaire d’Etat et garde des Sceaux, un capitaine général des Armées et un lieutenant général pour chaque province. Mais aussi un office de la Monnaie (voir la Constitution de 1735).

Toutefois, des désaccords ternissent ces bonnes volontés. Paoli père s’oppose ouvertement à la peine de mort. Le « philosophe » corse serait-il trop humaniste pour gouverner une nation ? La question est légitimement posée. Les sujets de discordes sont, d’autres parts, forts nombreux. De sorte que bientôt, la guerre n’oppose plus les patriotes corses aux occupants génois, mais les Corses eux-mêmes. A la fin de l’année 1735, alors que Pasquale fête ses 10 ans, Ghjacintu Paoli et Giafferi constatent qu’ils ont échoué dans leur entreprise d’unir les insulaires autour d’un projet commun. La famille Paoli pense alors à un départ secret, un exil.

Suite - Un roi étonnant : Théodore de Neuhoff (1736)

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