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Bataille de la Meloria (1284)

Dernière mise à jour de cette page le 17/07/2013

C'est le dimanche 6 août 1284, en mer Tyrrhénienne, entre la Corse et l'Italie, que se déroula la bataille navale de la Meloria. Le nom de cette bataille vient de l'îlot de Meloria, qui se trouve au large de Livourne.

Cette bataille oppose deux grandes puissances du XIIIe siècle. Les Républiques maritimes de Gênes, qui se trouve en pleine ascension en mer Méditerranée occidentale, et de Pise, qui au contraire se trouve dans une période de déclin.

C'est donc l'affrontement de deux Républiques qui ont les mêmes prétentions sur les grandes îles de Méditerranée occidentale : la Corse et la Sardaigne. Ces volontés de souveraineté ont conduit les Républiques à une guerre inévitable. Après deux ans de guerre (depuis 1282), afin de prendre le contrôle de la mer Tyrrhénienne et de ses routes maritimes, la bataille de la Meloria marque le dénouement de cette opposition sanglante.

Pise se trouve mal en point. Certes, elle est alliée à la Catalogne et à Venise, mais la Réplique ne reçoit d'aide d'aucun des deux. De ce fait, les affrontements de 1282, 1283 puis 1284, ne tournent pas en faveur des Pisans, en difficulté dans ce conflit. Les Génois peuvent notamment s'appuyer sur une flotte redoutable, mieux organisée et plus efficace. En 1284, les Génois décident d'envoyer toute leur puissance sur mer afin de mettre fin à la guerre, et de frapper un coup décisif.

Afin de contrer l'offensive génoise, les Pisans décident également de leur coté d'investir toutes leurs forces maritimes dans la bataille. Les forces pisanes se regroupent dans un premier temps sur l'Arno, à l'embouchure duquel se trouve Porto Pisano, le port de la ville. C'est là que surgit la formidable armada génoise.

Afin de forcer les Pisans à engager un combat décisif, les Génois usent de stratégie. Ils décident de ranger deux lignes côte à côte. Les galères d'illustres familles génoises sont là : Doria, Spinola Castello, Piazzalunga, Macagnana et San Lorenzo, Porta, Soziglia, Porta Nuova et Il Borgo. La première ligne est composée de 58 navires. La deuxième ligne, qui se trouve plus loin, est quant à elle composée de 20 navires, sous le commandement de Benedetto Zaccaria. Ce dernier place ses bâtiments assez loin pour être vus par les Pisans, et assez proches pour intervenir rapidement et prêter main forte à la première ligne. La stratégie est la suivante : tromper l'ennemi sur le nombre et les véritables forces en présence, afin de le forcer à livrer bataille avec tous ses navires.

Les Pisans, commandés par le podestat Morosini et ses lieutenants, Ugolino della Gherardesca et Andreotto Saraceno, tombent dans le piège. Ils sortent en masse, avec l'ensemble de leur force de frappe. Les deux flottes se croisent. La flotte pisane enfonce la ligne ennemie, espérant un abordage. Mais, alors que les navires s'entrechoquent, l'escadron de Zaccaria arrive à la rescousse, par surprise, et se rabat sur le flanc pisan. La flotte pisane est pratiquement anéantie, et le podestat est fait prisonnier. Seul Ugolino parvient à s'enfuit avec quelques navires.

Les conséquences de cette bataille sont terribles pour Pise, et lourdes de sens pour la Corse. Cette bataille symbolise la fin de l'hégémonie pisane sur la Corse, au détriment de celle de Gênes. La Corse change donc de mains. Pour Pise, les conséquences sont désastreuses, puisque la République est ensuite attaquée par Florence et Lucques, et surtout, perd son port de Porto Pisano, au détriment des Génois. En Toscane, une autre puissance se forme alors, à Florence.

La trêve signée par Pise en juillet 1299 accorde, de façon définitive, officielle et totale, la domination de la Corse par Gênes

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