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VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL HISTOIRE 18E SIÈCLE NAPOLÉON: SES SUCCÈS ITALIENS ET SES CAMPAGNES D'EGYPTE ET DE SYRIE

Napoléon: ses succès italiens et ses campagnes d'Egypte et de Syrie

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Aiacciu

Après la victoire de Toulon, la destiné de Napoléon va prendre une étrange tournure. Après la chute de Robespierre, il est arrêté, puis libéré. Refusant d’être affecté en Vendée, Napoléon reste à Paris pendant quelques temps. Le 13 vendémiaire an IV, Barras lui demande de réprimer l’insurrection royaliste contre la Convention nationale. C’est le début de l’ascension. Napoléon Bonaparte est promu général de division, puis commandant de l’armée intérieure.

Puis, c’est le départ pour l’Italie, où Napoléon prend la tête d’une petite armée, dont la mission est alors d’ouvrir un front de diversion. Là, pendant deux ans (1796-1797), le jeune ajaccien va briller par son sens tactique et stratégique. Il défait avec brio quatre généraux piémontais et autrichiens, avant de battre une armée de renfort commandée par Sebottendorf, lui assurant ainsi la conquête de Milan. Mais Napoléon ne s’arrête pas en si bon chemin. Il signe deux nouvelles victoires contre des armées autrichiennes et écartent tous les renforts envoyés à son encontre, et ce, bien que se trouvant souvent en infériorité numérique (à un contre deux). La campagne d’Italie est couronnée de victoires. A Paris, le nom de Napoléon Bonaparte commence à être connu, de sorte que la rue où il habite est renommée « rue de la victoire ».

La campagne d’Egypte et de Syrie

Napoléon rentre à Paris en décembre 1797. Il a alors 28 ans. Le Directoire l’accueille en héros pour célébrer la paix de Campo-Formio, mettant fin temporairement à la guerre franco-autrichienne. La popularité du jeune Corse ne cesse de grandir. On lui soumet même un projet d’invasion de l’Angleterre. Mais sur les conseils de Bonaparte lui-même, on décide plutôt de porter la guerre en Egypte afin de couper la route des Indes à la Grande-Bretagne. Le 5 mars, le Directoire demande à Bonaparte de mener l’expédition. Sans doute espère-t-on secrètement que le jeune Corse, décidément de plus en plus populaire, échoue dans cette entreprise.

Napoléon Bonaparte prend le commandement, en avril 1798, de l’armée d’Orient. Des scientifiques et de nombreux généraux l’accompagnent. Le 19 mai 1798, Bonaparte et les troupes françaises quittent Toulon. La flotte échappe aux navires britanniques, puis s’empare de Malte, les 10 et 11 juin. Une garnison de 3000 hommes est laissée sur place, afin d’assurer les communications entre le gros des troupes et la métropole.

Le 1er juillet 1798, Napoléon Bonaparte et sa flotte arrivent sur Alexandrie, et le lendemain, se rendent maître de la ville. Napoléon décide alors de laisser 3000 hommes supplémentaires à Alexandrie, puis de remonter les côtes vers Le Caire. Le 13 juillet, les premiers vrais combats se déroulent à Chebréïs. Les canons de l’armée française l’emportent sur la cavalerie mamelouk. Le 21 juillet 2798, Bonaparte signe un nouveau succès lors de la bataille des Pyramides de Gizeh, puis le 24 juillet, l’armée d’Orient entre triomphalement dans la ville du Caire. Toutefois, tout ne se passe pas véritablement comme prévu. Ayant laissé les Britanniques derrière lui, en Méditerranée, Napoléon apprend que la flotte française est en déroute devant les vaisseaux de Nelson. Plus que jamais, la Méditerranée est britannique, et Napoléon se trouve prisonnier en Egypte.

La situation devient brûlante. Le 9 septembre 1798, les Turcs déclarent la guerre à la France. L’étau se resserre. Mais Bonaparte continue malgré tout sa campagne d’Egypte. Ce dernier confie au général Desaix la mission de poursuivre les opérations en Haute-Egypte, afin de soumettre complètement le pays. Le 21 octobre, la population du Caire tente de se révolter contre la nouvelle autorité française. Bonaparte rétablie la situation, non sans appliquer une grande sévérité. De nombreuses têtes sont tranchées avant d’être exhibées à une population terrifiée. Une amnistie générale est décrétée.

En février 1799, Napoléon Bonaparte se rend en Syrie pour y affronter les troupes ottomanes venues en renforts aux Egyptiens. A Gaza et El-Arich, les Turcs sont vaincus. Les combats sont de plus en plus violents et Napoléon se montre particulièrement radical. Il ordonne notamment l’exécution de 2500 prisonniers ottomans et pille la ville de Jaffa, soumise le 7 mars 1799. En faisant régner la terreur, Napoléon espère-t-il sans doute épouvanter ses adversaires.

La campagne continue, et les succès s’enchaînent. Le 19 mars 1799, Bonaparte et ses troupes s’installent devant Saint-Jean d’Acre. La cavalerie ottomane est mise en déroute à Nazareth, puis le 16 avril 1799, les Turcs sont écrasés à la bataille du Mont-Thabor. L’armée de secours ottomane est vaincue. Napoléon visite les pestiférés de Jaffa. Malgré ces succès militaires, Napoléon doit faire face à un fléau qui décime ses troupes : la peste. Les rangs s’amenuisent.  Bonaparte décide ainsi de revenir à Acre pour y prendre la ville, mais il échoue. Le 17 mai 1799, Bonaparte prend la décision de retourner en Egypte. Le 25 juillet, il inflige une nouvelle défaite aux Turcs lors de la bataille d’Aboukir. Bonaparte prend alors la décision de gagner la France. Il laisse le commandement de son armée – malade et épuisée - à Jean-Baptiste Kléber, puis embarque discrètement sur une frégate,La Muiron, pour traverser la Méditerranée, d’est en ouest.

Pendant 47 jours, Napoléon Bonaparte va échapper aux escadres britanniques qui quadrillent la mer. Le 9 octobre 1799, il débarque enfin à Saint-Raphaël. Napoléon découvre alors sa nouvelle popularité sur la route de Paris. Partout où il passe, il est acclamé et félicité.

Suite - Du coup d’Etat du 18 brumaire au Premier Consul

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