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Napoléon quitte la Corse

Dernière mise à jour de cette page le 21/12/2012

Cantons concernés : Aiacciu

Les années passent, et la famille Bonaparte continue de s’agrandir. En 1777, son père est élu député de la noblesse de Corse auprès du roi. Carlo fait donc partie de la députation que l’Assemblée générale des Etats de la Corse envoie à Versailles auprès du roi Louis XVI. Le 2 septembre 1778, Napoléon alors âgé de 9 ans voit naître son petit frère Louis. Là encore, Marbeuf est choisi pour parrain. Carlo va jusqu’à lui donner à l’enfant le prénom de son ami et protecteur. Joseph, l’aîné, a dix ans. Et le second, Napoléon, s’en approche. Il est temps pour la famille Bonaparte de penser à la carrière de leurs fils. Marbeuf intervient auprès du secrétaire d’Etat à la Guerre, le prince de Montbarrey, pour que Napoléon puisse bénéficier d’une bourse afin d’intégrer une école militaire. On parle de Tiron et de Brienne. Pour être admis dans ces écoles, il faut être en bonne santé, bien bâti, mais aussi savoir lire et écrire, et être issu de la « noblesse pauvre ».

A la fin de l’année 1778, les Bonaparte se préparent à quitter la Corse. Le 12 décembre, le couple et leurs enfants prennent le chemin de Corte. Après avoir fait une pause à Bocognano, ils retrouvent dans l’ancienne capitale paoline une voiture laissée à disposition par Marbeuf, afin de gagner Bastia. La famille passe sans doute la journée avec ce dernier, le 14 décembre 1778. Le lendemain, Carlo et ses deux plus grands fils, Joseph et Napoléon, embarquent pour Livourne. C’est la première fois que le jeune Napoléon prend la mer pour rejoindre le continent européen. « J’ai quitté l’île de Corse en 1778 (...) je m’en souviens très bien. J’étais avec Joseph. Notre père nous conduisit en France au collège ». Le 1er janvier 1779, Carlo et ses deux enfants arrivent au collège d’Autun. Là, les Bonaparte sont accueillis par Mgr Yves-Alexandre de Marbeuf, un neveu de Marbeuf. Napoléon va rester trois mois dans ce collège, le temps que son père réalise les démarches nécessaires afin de le faire admettre à l’école militaire. Pour obtenir une bourse du roi, Carlo doit fournir les preuves de sa noblesse et de quatre degrés d’ancienneté.

Napoléon intègre l’Ecole royale militaire de Brienne

Carlo Bonaparte parvient à fournir les preuves de la noblesse de sa famille. De ce fait, Napoléon est agréé par le ministère de la guerre pour entrer dans un premier temps au collège de Tiron, mais c’est finalement à l’Ecole royale militaire de Brienne-le Château, dans l’Aube, qu’il est admis. Pendant ce temps, Joseph demeure au collège d’Autun.

Le 15 mai 1779, Napoléon Bonaparte entre, en classe de septième, à l’Ecole royale militaire de Brienne. Le Mémorial dit ceci, à propos du jeune Corse, nouveau pensionnaire de Brienne : « (...) doux, tranquille, appliqué et d’une grande sensibilité. (...) Son nom, que son accent corse lui faisait prononcer à peu près Napoilloné, lui valut de ses camarades le sobriquet de la paille au nez (...) Un jour, le maître de quartier, brutal de sa nature, sans consulter les nuances physiques et morales de l’enfant, le condamna à porter l’habit de bure, et à dîner à genoux à la porte du réfectoire : c’était une espère de déshonneur. Napoléon avait beaucoup d’amour-propre, une grande fierté intérieure ; le moment de l’exécution fut celui d’un vomissement subit et d’une violente attaque de nerfs. (...) Le supérieur, qui passait par là, l’arracha au supplice, en grondant le maître de son peu de discernement et le père Patrault, son professeur de mathématique, accourut, se plaignant que sans nul égard on dégradât ainsi son premier mathématicien ». A Brienne, Napoléon ne cache pas - auprès de ses camarades - son admiration pour Pasquale Paoli. Cela ne manque pas d’attirer l’antipathie de ses paires. Malgré cela, Napoléon démontre déjà certaines aptitudes dans l’art du commandement. Il prend la tête des jeux militaires. Il se dit également qu’il aurait dirigé une rude bataille de boules de neige au cours d’un hiver. Pendant ce temps, Joseph abandonne son ambition d’entrer au séminaire et décide d’étudier le droit.

Suite - Vers l’école militaire de Paris

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