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Napoléon: du coup d’Etat du 18 brumaire au Premier Consul

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Aiacciu

Le retour de Napoléon Bonaparte à Paris n’est pas sans conséquence sur l’Histoire. Napoléon rencontre Charles-Maurice de Talleyrand, un homme politique d’une grande finesse et pour le moins ambitieux. On parle de coup d’Etat. Napoléon décide de prendre le commandement de l’armée en charge du maintien de l’ordre dans Paris et dans les assemblées. Le 9 novembre 1799, à Saint-Cloud, c’est le coup d’Etat du 18 brumaire. Avec énergie, Bonaparte prend la parole devant le Conseil des Cinq-Cents. Mais il est décrié, chahuté et même hué. Les députés lui reprochent de vouloir instaurer une dictature. Mais Napoléon a des appuis, et notamment son frère Lucien, qui préside les Cinq-Cents. Ce dernier réagit, en faisant retarder le vote qui voulait faire de Napoléon un hors-la-loi. Lucien fait également intervenir Murat qui fait irruption dans l’assemblée avec des soldats. Il s’agit donc bien d’un coup d’Etat militaire. Dans la soirée du 19 brumaire, les députés votent la décision de nommer deux commissions afin de préparer une nouvelle constitution.

Le 20 brumaire, trois Consuls sont désignés : Sieyès, Roger Ducos et Napoléon Bonaparte. Les débuts du Consulat se déroulent dans un climat tendu. En effet, si Ducos est un allié de Napoléon, Sieyès est déterminé à jouer un rôle majeur dans le gouvernement du Consulat. Il est hors de question pour lui d’abandonner le pouvoir au seul Napoléon. Pour contrecarrer les plans de son opposant, Napoléon décide de maintenir dans certains ministères, de nombreux ennemis de Sieyès, dont Talleyrand, aux relations extérieures, et Fouché à la Police.

Bonaparte Premier consul

Deux commissions législatives composées de députés des Cinq-Cents et des Anciens sont constituées afin de rédiger la Constitution. Sieyès lui-même propose un projet. Mais ce dernier est complexe et surtout irréalisable. C’est le moment choisi par Napoléon pour écarter son rival. Le Corse, alors âgé de 30 ans, prépare à son tour un projet. Du 4 au 13 décembre 1799, les deux commissions sont réunies autour de Napoléon, afin de travailler à l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Le 13 décembre 1799, la Constitution de l’an VIII est adoptée. Certes, le projet de Sieyès n’est pas complètement écarté, mais la Constitution s’inspire grandement des idées de Napoléon, notamment dans l’exercice du pouvoir exécutif. Les trois consuls de la République sont ensuite désignés : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (2e consul), Charles-François Lebrun (3e consul) et Napoléon Bonaparte qui devient ainsi le Premier consul.

Le 25 décembre 1799, la Constitution de l’an VIII entre en vigueur. Le pouvoir législatif se trouve divisé en trois assemblées (le Tribunat, le Corps législatif et le Sénat conservateur). Le Conseil d’Etat est chargé de rédiger les textes législatifs. Ce système, bien que complexe, n’est pas sans rappeler Pasquale Paoli.

Suite - Napoléon regarde vers l'étranger

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