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VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL HISTOIRE 18E SIÈCLE NAPOLÉON: DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE AU COEUR DES AFFAIRES CORSES

Napoléon: de la révolution française au coeur des affaires corses

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2016

Cantons concernés : Aiacciu

Mais la Corse reste dans son cœur. Napoléon reste très informé des événements qui se déroulent sur l’île. Le 12 juin 1789, il écrit à Pasquale Paoli, qui réside alors à Londres : « Vous quittâtes notre île et, avec vous, disparut l’espérance du bonheur ; l’esclavage fut le prix de notre soumission : accablés sous la triple chaîne du soldat, du légiste et du percepteur d’impôt nos compatriotes vivent méprisés (...) par ceux qui ont les forces de l’administration en main ». Le jeune Bonaparte aime écrire, et ne se prive pas de cette activité pour correspondre. Il a le goût des Lettres, des œuvres littéraires, mais aussi de l’histoire. Il connaît notamment particulièrement bien l’histoire de la Corse, Sampiero Corso, Théodore de Neuhoff, et bien sûr, Ghjacintu et Pasquale Paoli. Il décide alors d’entreprendre l’écriture d’une Histoire de Corse. « J’ai à peine atteint l’âge d’homme et cependant je manie le pinceau de l’Histoire » écrit-il alors. Il se passionne également pour l’histoire antique et s’intéresse aux autres nations.

Le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille à Paris, Napoléon Bonaparte est un jeune lieutenant de 19 ans. Depuis le 15 juin 1788, il est présent au régiment de La Fève, alors à l’école royale d’artillerie à Auxonne, dirigée par le maréchal de camp-baron Jean-Pierre du Teil. Ce dernier lui demande notamment de réprimer la première émeute locale qui éclate le 19 juillet 1789. Mais Napoléon se trouve également régulièrement sur Paris. Il assiste notamment à l’invasion des Tuileries le 20 juin 1792. Là, il aurait manifesté son mépris pour l’impuissance de Louis XVI. Puis, il signe son brevet de capitaine.

Bonaparte au cœur des affaires corses

Mais Napoléon n’en a pas finit avec la Corse. Il retourne à plusieurs reprises sur l’île. Il faut dire que l’île ne cesse de s’agiter. Après le départ de Pasquale Paoli en 1769, la résistance contre les Français a tenté de s’organiser. Mais c’est un échec. Dans le Niolu, des patriotes sont pendus haut et court, au terme d’un procès – pas très équitable – dit-on. Le sang continue de couler. La pacification de la Corse est donc difficile à établir. De plus, la lutte des clans ne cesse de s’amplifier. Après un long exil londonien, Pasquale Paoli a retrouvé son île natale peu après la révolution française. Désormais, les Paolistes soutiennent ouvertement la monarchie à l’anglaise, tandis que les Bonaparte soutiennent la Révolution. La Corse – et les Corses - se trouvent une fois encore à la croisée des chemins. Napoléon se fait élire lieutenant-colonel de la Garde nationale en mars 1792. Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné, à 10h20, à Paris, sur la place de la Révolution. Condamné à mort à une courte majorité, Louis XVI est toutefois exécuté devant le peuple. Cet événement a des répercussions en Corse, car la division avec les Paolistes est attisée. Les indépendantistes se révoltent. Les désaccords entre les Paoli et les Bonaparte grandissent de plus belles. Lucien Bonaparte envoie une lettre à la Convention afin de dénoncer les agitations de Pasquale Paoli, de sorte que la situation devient explosive sur l’île. La maison des Bonaparte est saccagée, de sorte que la famille est obligée de quitter la Corse dans l’urgence, le 10 juin 1793, à destination de Toulon.

Avant cela, en février 1793, Napoléon fait ses premières armes au poste de commandant en second du bataillon de Quenza-Bonaparte. Napoléon se porte notamment à la tête de l’artillerie mobilisée pour l’expédition de La Maddalena. Cette opération est commandée par Colonna Cesari, un proche de Pasquale Paoli. Malgré la détermination du jeune ajaccien, c’est un échec.

A Toulon, la situation est toute aussi périlleuse. En effet, la région se soulève contre la Convention. La population, révoltée, livre la ville aux Britanniques. A l’automne 1793, Napoléon Bonaparte est désormais capitaine d’artillerie. Il est envoyé à Toulon afin de rétablir la situation. A la demande des commissaires Augustin Robespierre et de son compatriote Salicetti, le jeune Bonaparte obtient le commandement de l’artillerie avec le grade de chef de bataillon. Napoléon et ses troupes lancent un premier assaut sur Toulon, et se heurtent à la résistance britannique. Puis, Napoléon soumet un plan d’attaque au général Dugommier. Le 18 décembre 1793, les troupes royalistes et britanniques sont chassées de Toulon. Napoléon reçoit alors de nouveaux ordres. On lui demande de forcer la flotte britannique à quitter la rade de Toulon et de soumettre les insurgés dans la ville. Le 22 décembre, auréolé de sa victoire, Napoléon est nommé général de brigade.

Suite - Les succès italiens et les campagnes d'Egypte et de Syrie

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