Ne manquez pas...

Parcourez-ici les rubriques

VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL HISTOIRE (PERSONNAGES HISTORIQUES) LES AUTRES PERSONNAGES FIORELLA PASQUALE ANTONIO

Fiorella Pasquale Antonio

Dernière mise à jour de cette page le 03/12/2012

Cantons concernés : Aiacciu , Sartè

Pasquale Antonio, comte Fiorella, que l'on a ensuite appelé « Pascal Antoine Fiorella », est né à Ajaccio, le 7 février 1752 et est décédé dans sa ville natale, le 3 mars 1818. Ce dernier fut militaire et homme politique. Fils de Gio Gieronimo Fiorella et de Maria Apollonia da Leca, Pascal-Antoine Fiorella serait un cousin de Napoléon Bonaparte.

Fiorella est tout d'abord volontaire au Royal-Corse-infanterie d'Antibes. A l'âge de 18 ans, alors que Napoléon vient de naître, il est déjà sous-lieutenant. Il devient lieutenant en 1774, puis capitaine dans le 4e bataillon de chasseurs corses le 14 mai 1788. Ce dernier participe à de grands épisodes historiques de son temps, comme l'affaire du col de la Madeleine. Il se trouve alors à l'armée des Alpes. Après la Révolution, alors que la Terreur règne en France, en 1794, à l'âge de 42 ans, Fiorella est promu chef de brigade et rejoint l'armée d'Italie. Là, il y reste pendant cinq longues années. Il participe notamment à l'expédition de Masséna sur Saorgio et est même blessé lors de l'action du col Ardente, toujours en 1794.

Masséna lui donne une promotion, et le nomme général de brigade le 17 septembre 1794. Un an plus tard, le Directoire le confirme à ce grade.

Les années qui suivent sont marquées par de nombreux combats et batailles. En 1796, il rejoint l'état-major de Berthier puis combat à Mondovi. Il prend part à l'expédition de Livourne. Lors de bataille de Castiglione il prend le commandement de la division avec beaucoup de maladresse, faisant preuve de précipitation. C'est Napoléon Bonaparte, alors général, qui rétablit la situation in-extremis, arrachant de ce fait la victoire. Mais le général Fiorella s'illustre de nouveau dans les opérations de Mantoue, mettant en déroute les troupes ennemies.

En 1797, malgré la victoire, il est capturé aux cotés du général Vallet au cours de la bataille de Rivoli. Il est libéré quelques semaines plus tard suite à un échange de prisonniers. Il intègre alors la division Bernadotte et commande la division Sérurier. Le 24 brumaire an VI, Fiorella est nommé général de division et commande les troupes françaises et italiennes se trouvant en Lombardie. Il est ensuite nommé commandant de la forteresse de Turin, le 3 mai 1799. Il prend la décision de renforcer les fortifications de la citadelle.

Lorsque Turin est attaqué par Suvorov, assiégé, Fiorella refuse de se rendre et essuie un bombardement terrible. Les bourgeois décident alors d'ouvrir les portes de la ville aux alliés, forçant Fiorella et ses troupes de se retrancher dans la citadelle. Le général échappe alors de peu à l'ennemi. Après une vaine résistance, Fiorella doit se résoudre à capituler. Sa garnison est faite prisonnière, et le général est conduit, prisonnier, en Autriche.

Libéré, il reprend du service en mars 1801. Il est alors général de brigade. En 1802, il est promu au grade de lieutenant-général de la République italienne, puis commandeur de la Légion d'honneur. En 1805, il prend le commandement de la 2e division du corps sous les ordres d'Eugène de Beauharnais. Puis, Napoléon est sacré Empereur. Il exerce alors des commandements en Lombardie et en Vénétie, continuant sa carrière de militaire au service du royaume d'Italie. Il est alors honoré en étant nommé commandeur de l'Ordre de la Couronne de Fer.

Par ailleurs, en 1805, il épouse Marie-Félicité Aloyse Gaetti, dont il aura deux filles. En 1809, il devient comte-sénateur du royaume d'Italie, avant de quitter la vallée du Pô en 1814.

En 1815, il retrouve sa patrie la Corse. Alors que Napoléon entre dans la légende avec les Cent-Jours, il commande pendant quelques semaines les arrondissements d'Ajaccio et de Sartène. Mais ce dernier connaît quelques difficultés pour faire valider sa nomination au grade de lieutenant-général, obtenu dans le royaume d'Italie. Retraité, on le reconnaît toutefois lieutenant-général en 1817. Il meurt, un an plus tard, dans sa ville natale, en 1818.

Texte anti-spam :*

Entrez les deux mots ci-dessous, avec ou sans espace.
Les lettres ne sont pas sensibles à la casse.
Une difficulté pour lire ? Essayer un autre texte

Soyez le premier à commenter cet article ! COMMENTER