Ne manquez pas...

Parcourez-ici les rubriques

VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL HISTOIRE (PATRIMOINE) EGLISES, CHAPELLES ET COUVENTS LES ÉGLISES DE GAVIGNANO

Les églises de Gavignano

Dernière mise à jour de cette page le 21/01/2014

San Pantaleone

Cet édifice est mentionné pour la première fois en 1359 :rectori ecclesie sancti Pantaleonis de Ghavignano. Dans les visites pastorales, il est fait état de :

- 1584 :La chiesa Santo Pantaleone dello borgo Gavignani;

- 1646 :Chiesa San Pantaleo titolo della parrocchia, les annexes sont San Salvadore à Petragrossa et San Sebastiano à Castineta.

Cette église, à nef unique, est de plan rectangulaire (15,05 m x 7,65 m) orientée Nord-Sud. L’édifice est ouvert par deux portes percées dans les façades Sud et Est. La porte latérale Sud, remaniée, est surmontée d’un linteau décoré, en relief, de deux arcs en plein cintre de part et d’autre d’une croix. L’abside est percée par une fenêtre meurtrière qui est surmontée d’une archivolte en tuffeau échancrée en demi-cercle. L’ensemble de l’abside est décoré de fresques : dans la partie supérieure est figuré le Christ Pantocrator, dominant une scène avec les douze apôtres. La représentation des personnages s’apparente aux productions du XVe siècle. Cela témoigne des remaniements qu’a subis l’édifice au cours du Moyen Âge. La première mention laisse supposer une date de fondation antérieure au milieu du XIVe siècle.

San Cervione

Mgr Marliani, en 1646, indique :S. Cesareo (di Saliceto) ha per annesso S. Cervone, chiesa. L’implantation de cet édifice sur un mamelon rocheux, à 30 minutes de marche du hameau de Pieditermini, en fait sa particularité. Cette situation lui permet de dominer tous les habitats du secteur de Gavignano et de Saliceto. Le bâtiment est en grande partie détruit. Il est de plan rectangulaire avec une nef unique orientée et une abside semi-circulaire. Le bâtiment est construit avec des dalles de schiste de forme rectangulaire, mises en œuvre par assises régulières. L’appareil est lié au mortier de chaux.

San Cervione, est l’exemple de site qui sert de marqueur religieux dans le territoire voire de délimitations du cadre ecclésiastique. Cette situation laisse supposer que l’édifice appartient au tissu des constructions édifiées au début du second Moyen Âge.

 

Source : Émilie TOMAS  (docteur en archéologie médiévale, université de Corse, membre actif de l’Association pour la Recherche Archéologique en Corse)

Texte anti-spam :*

Entrez les deux mots ci-dessous, avec ou sans espace.
Les lettres ne sont pas sensibles à la casse.
Une difficulté pour lire ? Essayer un autre texte

COMMENTER

1 commentaire(s)

La rigueur et la richesse des démonstrations de Mme Tomas

Emilie Tomas fait une nouvelle fois ici, la démonstration de la rigueur et de la richesse qui caractérise ses recherches. Elle est devenue aujourd'hui une des meilleurs médiéviste de Corse.

Liamone, le 21/01/2014