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Les principales difficultés de la généalogie en Corse par André Flori

Dernière mise à jour de cette page le 12/07/2013

Mots clés : généalogie

Outre les difficultés à retrouver les sources (en Haute-Corse, beaucoup de registres paroissiaux sont encore détenus les communes). D'autre part, Il y a un autre écueil à franchir c’est l’absence des noms de famille. En effet, ce n'est que quelques années après le rattachement de la Corse à la France c'est-à-dire à la fin du XVIIIe siècle que l'usage de noter le nom de famille de chacun se généralisera, en particulier dans les communautés rurale surtout celles de la Terre des Seigneurs. Dans les villes comme Ajaccio et dans certains villages de Haute-Corse, ils apparaissent beaucoup plus tôt : les paroissiens d'origine étrangère et établis depuis peu dans la paroisse, étaient désignés par leur nom patronymique, s'ils en avaient un, ou, sinon, par le nom de leur village d'origine (Appietto, Bastelica, Cauro, Peri, Ucciani, Vero, etc..).

Dans les villages surtout en Corse du Sud, les curés des paroisses, tout comme les notaires, se contentaient de noter les prénoms des personnes qui étaient baptisées, se mariaient ou étaient enterrées, suivis des prénoms de leur père, moins régulièrement de leur mère et parfois, mais rarement, de leur grand-père.

A titre d’exemple, dans un village comme Bastelica en 1770 (il compte 429 feux et 151 ½ feux représentant 2391 personnes) aucun nom de famille.  A Eccica-Suarella (57 feux, 20 ½ feu et 292 habitants 5 familles identifiées par leurs noms (Flori, Desanti et Poli).

Les noms de familles apparaissent progressivement entre 1790 et 1800. Ils peuvent provenir d’un prénom (Poli, Peraldi, Pietri, Ambrosini, Desanti, Urbani, Ottavj, Ottavi, Ottavy, Peretti, Casanova) et lorsque qu’on arrive à remonter dans le temps on constate que la date de  construction de la maison si elle est indiquée sur le linteau correspond à la période où vivait  l'ancêtre. Ceci explique pourquoi deux frères peuvent donner une descendance avec deux noms de famille différents. Le lieu-dit où vivait la famille peut être aussi l’origine du nom de famille (Costa, Valle, Frassati, Acquatella, Folacci, Canavaggio). Une troisième possibilité est un surnom qu’un ancêtre léguera à ses descendants comme patronyme (Mancini, Capigriggi, Capineri, Farinacci, Rossi)

Cette difficulté à fixer les patronymes est à l’origine de quiproquos. Ainsi, un certain Lameta Michele Angelo originaire de Guargualé se marie en 1813 à Ajaccio avec Fiorella Marie Francesca. Il a 3 enfants le premier se nomme Lameta Charles, mais les deux suivants prennent les noms de Ornano Vincentine et Ornano Noel. Ce Lameta Charles se remarie en 1855 à Guargualé avec Alessandri Lucie. A son décès en 1858 à Ajaccio il est nommé Ornano Charles né à  Guargualé et est dit veuf de Fiorella Maria Francoise et époux de Lucie Alessandri.

On retrouve d’autres cas sur Ajaccio où le père se marie avec comme patronyme le nom de son village et donne à ses enfants un autre patronyme

Des actes de mariage et de décès souvent non filiatifs

Certains actes de mariage ne comportent aucune indication sur l’identité du père. Seule la mère si elle vivante est parfois citée. Dans ce cas il faut rechercher les actes de baptême des enfants qui donneront peut être une indication, les recensements ou les états des âmes ou les actes notariés voire les actes de mariage, de naissance ou de décès d’un autre membre de la famille qui grâce à une parenté vous donneront la solution. Dans ce cas, il faut veiller à bien indiquer dans votre logiciel ou vos notes comment vous en êtes arrivé à établir la filiation

Des âges parfois « fantaisistes »

Les âges figurant dans les paroissiaux ou dans les recensements  1770 et 1818 ne sont pas calculés avec la rigueur que l’on connait aujourd’hui. Ainsi il n’est pas rare de constater des erreurs pouvant aller jusqu’à 10 ans entre l’âge calculé et l’âge indiqué dans l’acte.

Des tables décennales parfois imprécises

Les dépouillements réalisés montrent que les tables décennales jusqu’en 1882 sont souvent erronées (mariage (s) oublié (s), prénom mal transcrit, etc. …). Même si vous ne trouvez pas le mariage dans les tables, pensez à regarder les registres ou les publications de mariage, vous pourrez avoir de bonnes surprises.

Malgré ces difficultés, avec méthode et beaucoup de temps (merci à l’informatique), il est possible de contourner cette difficulté et donner un nom à des lignées.

Source : André Flori

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