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Bastia 2, De Gênes à la France (1900-à nos jours)

Dernière mise à jour de cette page le 20/12/2012

Cantons concernés : Bastia

La mise en place de l’administration française n’est pas sans conséquences pour les villes corses. Le cœur de Bastia se déplace à Terra Vecchia, enrichie de la place Saint-Nicolas et du vieux port. On y trouve l’Oratoire de l’Immaculée Conception et Saint-Roch, ainsi que les églises Saint-Charles et Saint-Jean-Baptiste, ou encore la place du marché, si chère aux Bastiais. Le siège du gouvernement, quant à lui, est transféré en basse ville. Bastia compte alors huit quartiers : le Gouvernement, Saint-François, Saint-Jean, le Port, les Jésuites, Saint-Angelo, la Colline, la Citadelle, ainsi que deux faubourgs (Saint-Joseph et Saint-Nicolas). La ville abrite alors un peu plus de 8 000 habitants. Pendant ce temps, de l’autre coté de l’île, un futur empereur vient de naître à Ajaccio.

Un royaume anglo-corse est instauré après la révolution française, entre 1794 et 1796. Puis la Corse redevient française. De ce fait, Bastia retrouve son rang, devenant le chef-lieu du département du Golo. C’est alors qu’un jeune Ajaccien, Napoléon Bonaparte, gagne du galon dans les armées françaises. Celui-ci, après avoir participé au coup d’État

du 18 Brumaire, est nommé Premier Consul, puis Empereur. Amoureux d’Ajaccio, Napoléon ordonne de développer la ville de son enfance. Par ricochet, en 1811, Bastia doit céder son privilège de capitale au profit de la ville du sud. Toutefois, cela ne nuit en rien à l’activité économique de Bastia, qui ne cesse de s'accroître, avec notamment l'implantation de hauts fourneaux à Toga, où l’on traite le fer extrait dans l'île d'Elbe.

Sous le règne de Louis-Philippe, d’importants travaux d’urbanisme sont réalisés à Terra Vecchia. Une ville plus moderne est en train de naître. Au début du XIXème siècle, ces chantiers de grande importance ont des conséquences directes sur la démographie, qui passe de 9 000 à 16 000 âmes, en moins de vingt ans. Au cœur de la Méditerranée, Bastia devient un port incontournable.

Dans le courant du XIXème siècle, la ville poursuit sa métamorphose. De grandes demeures de style néoclassique voient le jour et embellissent harmonieusement la cité. De vastes espaces publics sont aménagés et on réfléchit dès lors à la réalisation de grands axes commerciaux : le boulevard Paoli et la rue de l’Opéra par exemple. Dans la seconde moitié du siècle, un deuxième port est construit plus au nord, favorisant l’extension de la ville vers le Cap Corse.

Au début du XXème siècle, comme toutes les villes et villages de Corse, Bastia est profondément meurtrie par la Grande Guerre et pleure ses nombreux enfants morts dans les tranchées. Néanmoins, et malgré ces pertes humaines, cette catastrophe n’est pas un frein au développement de la ville. D’importantes réalisations sont entreprises, comme l’immeuble Pouillon et les habitations bon marché du quartier de l’impératrice Eugénie.

L’Histoire est bien cruelle, et la Seconde Guerre mondiale n’épargne pas Bastia. En 1943, les Américains bombardent la ville afin d’en chasser les forces d’occupation. La liberté est à ce prix. Malheureusement, de nombreux bâtiments anciens sont détruits et certains quartiers deviennent de vrais champs de ruines.

Dans les années 60, à l’image d’Ajaccio, Bastia connaît une forte poussée démographique. De ce fait, de nombreux nouveaux quartiers  émergent, tels les quartiers sud qui accueillent des habitants à Lupino, Montesoro et Paese Novo. La construction du Bastia moderne est en marche. Dans un premier temps, ces nouveaux quartiers, dits « populaires », se trouvent séparés de la ville sur le versant sud. Mais la construction du tunnel  sous la citadelle, dans les années 80, va permettre d’intégrer ces nouveaux espaces de vie à l’ancienne ville de Bastia.

Aujourd’hui, avec ses 45 000 habitants, Bastia abrite la préfecture du département de la Haute-Corse. Elle est devenue, au fil des ans, le deuxième port français - et le premier de Méditerranée - en terme de passagers transportés, avec environ 2,5 millions de voyageurs par an. La ville doit cette réussite à sa proximité avec l’Italie et la région PACA, à son positionnement au cœur de la Méditerranée, et surtout à l’attrait touristique que présente l’Île de Beauté de nos jours. Cette « porte » sur la Corse a su, avec le temps, préserver son authenticité et son charme d’autrefois. Du vieux port à la citadelle, en passant par la place Saint-Nicolas, Bastia est aujourd’hui une ville au potentiel touristique indéniable, mais aussi une place forte de la culture insulaire.

Voir la ville de Bastia

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