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Généalogie : Les sources

Dernière mise à jour de cette page le 24/03/2016

Mots clés : généalogie

Tous les documents qui permettent de retrouver l’ascendance ou la descendance d’un ancêtre sont nommés les SOURCES. Parmi celles-ci on trouve :

-          Les registres paroissiaux ;

-          Les registres d’état-civil ;

-          Les états des âmes et recensements ;

-          Les archives notariales ;

-          Les dispenses de consanguinité ;

-          Les registres d’imposition (taglie) ;

-          Les listes électorales ;

-          Les registres matricules du recrutement militaire ;

-          Les mémoires de décoration ;

-          Travaux d’autres chercheurs et site d’entraide ;

Les registres paroissiaux

En France, mais aussi dans la plupart des pays de l'Europe de l'Ouest, l'autorité religieuse a très tôt souhaité répertorier les individus ayant reçu le baptême ou enterrés dans la religion. Le plus registre conservé est celui de Givry (71) qui remonte à 1303.

En 1539, l’« ordonnance de Villers-Cotteret » signée par le roi François Ier institue, sur le contient, la tenue obligatoire de registres, écrits en français, de registres des baptêmes et des sépultures. Les registres de mariages ne sont créés qu'à partir de 1579 conformément à l'ordonnance de Blois.

En 1563, le concile de Trente impose l’enregistrement des baptêmes et des mariages

C'est en avril 1667, dans l'« ordonnance touchant réformation de la justice » (aussi dite « ordonnance de Saint-Germain-en-Laye ») que la tenue des registres en double est en principe rendue obligatoire, réduisant fortement la perte totale des informations pour cause de troubles, guerres, incendie ou dégradations par les rongeurs. L'un des exemplaires, dit « grosse » devra être conservé par le greffe du bailliage tandis que l'autre, la « minute », après avoir été paraphé, retournera entre les mains du curé desservant la paroisse.

Dans les faits, dans la grande majorité des paroisses, c'est seulement à partir de la déclaration du 9 avril 1736, rappelant et complétant l'ordonnance de 1667, que l'obligation de tenue en double des registres sera réellement généralisée. Cette déclaration prescrit notamment l'obligation pour le curé, les comparants et les témoins de signer, apposer une croix au bas de l'acte ou déclarer ne savoir signer ce qui devra être aussitôt retranscrit.

L'État civil est instauré lors de la Révolution française, par le décret de l'Assemblée législative du 20 septembre 1792. Du même coup, les registres paroissiaux perdent leur caractère officiel, même s'ils continuèrent en pratique à être tenu par les curés, d'abord clandestinement, puis avec autorisation du gouvernement à partir de 1801.

Les registres paroissiaux en Corse

Les destructions d'archives ont été si considérables en Corse qu'il est impossible de déterminer à quelle époque apparaît l'usage d'enregistrer les actes de catholicité dans les paroisses des six évêchés (Accia, Ajaccio,Ajaccio, Aléria, Mariana, le Nebbio, Sagone) de l'île puis des 5 à partir de 1563 date de réunion des évêchés d’Accia et Mariana.

Les plus anciens registres paroissiaux conservés aujourd'hui commencent en 1548. Ils sont cepedant très rares. De plus nombreux registres remontent à la seconde moitié du XVIe siècle, après le concile de Trente. Il s'agit alors seulement de registres de baptêmes et de mariages, l'enregistrement des actes de sépulture n'intervenant que plus tard, dans le premier quart du XVIIe siècle, conformément au Rituel de Paul V (1614). C'est à la même époque que l'usage de gros registres tend à prévaloir, malheureusement pas toujours, sur celui des petits cahiers, plus fragiles et plus périssables.

Bien que des instructions aient été aussi données aux curés des paroisses par les évêques pour la bonne conservation des registres, où doivent être notés également les actes divers concernant la paroisse et principalement les inventaires des biens de l'église, il est le plus souvent impossible de déterminer si les innombrables lacunes constatées dans les collections de registres paroissiaux sont dues à des destructions, à des pertes ou au fait que des curés ont négligé de tenir leurs registres pendant un temps plus ou moins long.

En dehors des paroisses, les couvents tenaient également des registres pour les nombreuses personnes qui désiraient être inhumées dans l'enceinte du couvent.

Ces registres sont rédigés parfois en latin, le plus souvent en italien, mais jamais en corse.

L'ordonnance de l'intendant Chardon du 16 septembre 1768 "pour la tenue des registres de baptêmes, mariages et sépultures" commence par la constatation "qu'il ne se tient aucun registre... dans les paroisses de la ville ou des campagnes de cette isle".

L'affirmation est manifestement exagérée, puisque nous possédons actuellement des registres de paroisses rurales et surtout urbaines pour les années antérieures à 1768, mais elle explique les très importantes lacunes que l'on constate généralement pour la période 1730 à 1768 (soulèvement des Corses contre Gênes et gouvernement de Pascal Paoli).

Bien que quelques registres pour les années 1768 et 1769 soient parvenus jusqu'à nous, l'ordonnance du 16 septembre 1768 ne semble pas avoir été suivie d'exécution. Il n'en va pas de même pour l'édit royal de juillet 1770 "pour la tenue des registres de Baptêmes, Mariages et Sépultures dans l'île de Corse", qui apportait une innovation capitale : la tenue, dans chaque paroisse, de deux registres, cotés et paraphés par le juge royal de la juridiction, l'un destiné à être envoyé à la juridiction royale à laquelle ressortissait la paroisse, l'autre devant rester dans cette dernière. La rédaction des actes de catholicité devait donner de nombreuses indications plus ou moins négligées jusqu'alors et des instructions précises étaient données pour la bonne conservation des registres.

Ces mesures font donc qu’il existe le plus souvent de deux exemplaires de registres annuels mieux tenus que par le passé pour les années 1770 à 1794, certains curés ayant continué, en plus, à tenir un registre échappant au contrôle de l'autorité administrative.

Les troubles et le chaos administratif et politique qu'apportent en Corse la Convention, la rupture avec la France, le royaume anglo-corse et les luttes entre paolistes et républicains ont pour conséquence une nouvelle vague de disparition ou de non-tenue des registres paroissiaux pendant les dernières années du XVIIIe siècle et bien rares sont les paroisses dont les registres pour cette époque ont été conservés, soit qu'ils aient été détruits, soit, plus vraisemblablement, qu'ils n'aient jamais existé.

L'État civil

L'état civil a été instauré lors de La Révolution française, par le décret de l'Assemblée législative du 20 septembre 1792, en même temps que les tables décennales. Les officiers de l'état civil se voient confier la rédaction de ces registres, l’original restant en mairie et le deuxième exemplaire étant détenu au greffe du Tribunal de grande instance (T.G.I.). Une table annuelle par ordre alphabétique complète le registre de l'état civil. Le classement est fait par catégories : naissance, mariage, décès.

Entre le 22 septembre 1798 et le 26 juillet 1800, les mariages doivent etre célébrés au chef-lieu de canton.

Des tables décennales, qui consistent en une liste sous forme de tableau des actes passés année par année sur une période de 10 ans sont également crées. Elles sont classées par ordre alphabétique et sont tenues en double exemplaire. Les tables commencent par une année finissant par 3 et se terminent par une année finissant par 2. Jusqu'en 1913, le classement se faisait seulement avec le nom de famille du mari. Après cette date, le classement se fait aussi par rapport au nom de la femme.

D'abord manuscrits et avec un laïus assez fastidieux à déchiffrer, les actes de l'état civil se perfectionneront jusqu'à aboutir aux premiers actes dactylographiés après la Première Guerre mondiale.

Entre 1872 et 1884, le livret de famille est créé.

L'état civil se perfectionne en 1897 avec la création des mentions marginales qui consistent à reporter en marge de l'acte de naissance, les conditions du mariage ou du divorce puis en 1922 avec l'introduction de la date et du lieu de naissance des parents dans les actes de naissance des enfants et, depuis 1945, l’apposition des dates et lieux de décès et autres modifications de l'état civil.

Il convient toutefois de noter que depuis la loi du 13 janvier 1989, les mentions marginales ne sont plus apposées, en France métropolitaine, sur l’exemplaire des registres d’état civil conservé au greffe du tribunal de grande instance.

L’état-civil en Corse

Le décret révolutionnaire du 20 septembre 1792 sécularisant les actes de l'état civil est bien parvenu en Corse mais il n'a été ni compris ni surtout appliqué et, en 1794, les anglais occupent l’île et s'empressent de rejeter tout ce que la France avait introduit et préconisé.

Ce n'est que plus d'un an après le départ des Anglais, en août 1796, et la reprise en main de l'île par l’administration française que prendra effet la sécularisation des actes de l'état civil et que, désormais, l'état civil des Corses ne présentera plus de particularités notables par rapport à celui des autres départements français, si ce n'est l'emploi de la langue italienne, remplacée par la langue française à des époques qui varient suivant les communes entre 1820 et 1850.

Dans les faits, très peu de communes possèdent des registres de l'an V (22/09/1796-16/08/1797) et d'assez nombreuses communes possèdent un état civil laïque depuis le début de l'an VI. Les nombreuses lacunes constatées pour les dernières années du XVIIIe siècle et même pour les premières années du XIXe ne s'expliquent pas seulement par des pertes mais aussi par la non-tenue de registres dans un certain nombre de communes, principalement dans l'arrondissement de Corte.

Les tables décennales, qui ne commencent qu'en 1803, ou plutôt en l'an XI, font encore état d'assez nombreuses lacunes pour la première décennie.

Il faut noter que, tout au long du XIXe siècle, l'impossibilité pour certains de retrouver leur acte de baptême ou de naissance, que ces actes aient été perdus ou n'aient jamais existé, les a conduits à faire constater l'époque de leur naissance par jugement ou par acte de notoriété homologué par un tribunal.

Enfin, lors de la dernière guerre mondiale, la majeure partie des registres des communes de l'arrondissement de Bastia qui étaient conservés au greffe du tribunal de première instance ont été détruites lors d’un incendie suite à des bombardements. Les collections communales n'étant pas toujours complètes, il arrive donc que, pour certaines années, les deux exemplaires des registres fassent défaut.

Les recensements et état des âmes

Les "états des âmes", sont des états nominatifs de la population par foyers, avec l'indication de l'âge des individus établis par les prêtres.

Le recensement (du latin recensere, « passer en revue ») est une opération statistique de dénombrement d'une population. Les recensements sont une source très intéressante pour les généalogistes car la Liste nominative de la population, document de synthèse indique pour chaque individu recensé divers renseignements soit susceptibles d'apporter un éclairage particulier sur la vie du ménage étudié (par exemple présence d'enfants placés en nourrice, ou d'apprentis logés à demeure, sans parler des possibles relations de voisinage...) ou la composition de la famille.

26 recensements ont eu lieu en France entre 1831 et 1975 :

1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1936 1946 1954 1962 1968 1975        

Particularités de la Corse

Certains évêques auraient souhaité que les curés consacrent un registre exclusivement aux  états des âmes, si précieux pour les historiens et pour les généalogistes. Ils n'ont guère été suivis ou, en tout cas, bien peu de tels registres sont parvenus jusqu'à nous, et les stati delle anime se trouvent surtout dans les registres, ou parties de registres, réservés aux baptêmes et aux listes de confirmés. La seule exception semble être l’évêché de Sagone dontr les archives conservent une collection important d'états de âmes des pieve du diocèse.

Au niveau des recensements, trois sont spécifiques à la Corse et revêtent une importance primordiale pour les recherches généalogiques en Corse.

Il s’agit des recensements 1770, 1786 et 1818

Au lendemain de la conquête de l’île, les fonctionnaires royaux décidèrent d’entreprendre de multiples recherches afin de connaître son étendue, ses ressources naturelles, les limites et les superficies des propriétés et le nombre de ses habitants

Un premier dénombrement avec les listes nominatives fut ainsi réalisé entre 1769 et 1770. Cette même année fut mis en œuvre le plan Terrier enquête détaillée topographique et démographique qui ne fut achevée en 1795. Il faut noter que certaines « Pieve » ne furent pas recensées en 1770 (Gravona, Fiumorbo).

En 1786, un recensement partiel fut effectué principalement en Haute Corse et dans la région de Bonifacio.

Le premier recensement complet est celui de 1818, réalisé par les maires et dont la forme varie suivant les communes. Dans certaines communes, le nom de jeune fille des épouses est indiqué.

Les minutes notariales

Les notaires intervenaient autrefois à tout moment dans la vie d'un individu : contrats de mariage, testaments, inventaires après décès, contrats de location ou de vente, contrats d'apprentissage ou de travail, etc : au total près de cent cinquante types d'actes différents.

Les archives les plus récentes sont conservées par les notaires eux-mêmes, mais seules les personnes concernées et leurs descendants peuvent y avoir accès si elles ont moins de cent ans. Les autres sont librement consultables aux archives départementales, à condition qu'elles y aient été versées, ce qui n'est pas toujours le cas...

Les dispenses de consanguinité

C’est l’accord donné par un évêque pour un mariage entre cousins. En droit canon, on compte le nombre de degrés qui séparent de l'ancêtre commun.

Une dispense du 4e degré veut dire que les époux avaient des arrières-arrières grands-parents communs. L'arrière grand-père de l'un est donc le frère de l'arrière grand-mère de l'autre (ou l'inverse, ou deux frères, ou deux sœurs, bref...).

On trouve également des dispenses du 3e au 2e degré ou du 4e au 3e degré. Les dispenses du deuxième degré étaient accordées par le Pape, les autres par les évêques.

Ces dispenses se présentent quelquefois sous forme de mini arbres qui permettent donc de remonter une ascendance. Pour l’évêché d’Ajaccio, elles ne concernent que la période 1749-1759.

Les registres d’imposition

Les podestats des communautés étaient chargés de dresser de quasi états des âmes, mais à la demande des autorités administratives génoises et pour l'assiette des tailles.

Ils sont conservés en majorité en Gênes. Les plus anciens remontent à 1590. Celui de 1726-1728 est particulièrement recherché.

On en trouve aussi certains dans le « Camerali » conservé aux archives départementales de la Corse-du-Sud. Ils ne concernent que des communes de Haute-Corse et couvrent les années 1670-1671-1673.

Les registres matricules du recensement militaire

Les documents sont très variés et très différents selon les époques. Sous l'Ancien Régime, les armées n'étaient formées que de soldats de métier qui s'étaient engagés. Elles étaient complétées par des milices composées d'hommes tirés au sort, mais qui ne devaient pas participer aux combats. De cette époque peu de documents subsistent et ils concernent surtout les officiers. La Révolution instaura le service militaire obligatoire, mais de 1800 à 1872 ne sont appelés, par tirage au sort, que les hommes nécessaires. Il est alors possible de se trouver un remplaçant.

À partir de 1867, les bureaux de recrutement militaire recensent les jeunes hommes de 20 ans devant effectuer leur service sur des registres matricules. Composés de fiches individuelles où figure l’état-civil, ils permettent de retracer le parcours militaire d’un individu et sont pourvus de tables alphabétiques annuelles. Le service obligatoire pour tous ne sera instauré qu'en 1905.

Les listes électorales

Le droit de vote est un héritage de la Révolution française. La Constituante de l'An VIII met en place les registres civiques. Tous les hommes âgés d'au moins 21 ans doivent y être inscrits commune par commune. Les femmes en sont exclues jusqu'au 21 avril 1944 (ordonnance qui leur reconnaît le droit de vote).

La carte d'électeur est obligatoire depuis 1884. Elle est distribuée à domicile depuis 1924. Elle fait preuve de l'inscription sur les listes électorales.

En Corse la première liste électorale (Lista Civica) semble avoir été établie en 1806. Les dates de naissance y figurant sont souvent erronées.

Les mémoires de décoration

Les mémoires de décoration, en particulier ceux de la Légion d’honneur, peuvent aussi permettre de retrouver une date et un lieu de naissance ou décès.

Les reconnaissances de noblesse

Durant les quelques années qui s'écoulèrent entre la conquête de l'île et la Révolution française, vont être reconnues comme nobles, afin de façonner la société insulaire sur le modèle français, plus de quatre-vingts familles.

Ces familles (liste en annexe) se font connaitre auprès du conseil supérieur de la Corse en apportant la preuve de leurs quatre quartiers de noblesse. Ces documents permettent donc de reconstituer une grande partie de l’ascendance de ces familles.

Les travaux d’autres chercheurs et site d’entraide

Certains sites Internet ou ouvrages peuvent vous aider dans vos recherches

En ligne , il est aujourd’hui possible de consulter sur le site du conseil général de Haute-Corse, l’état-civil des communes de Haute Corse, sur le site de la mairie de Bastia des tables des registres paroissiaux et sur le site de mairie de Bonifacio les registres paroissiaux de cette commune.

Au niveau de la Corse-du –Sud, les registres matricules pour la période 1859-1918 sont consultables sur le site des archives départementales de la Corse-du-Sud. La mise en ligne des recensements est prévue en 2013, celle des registres d’état-civil et des registres paroissiaux début 2014.

Parmi les sites d’entraide, il est possible de citer Geneanet et  Planète Généalogie. Sur Leonore vous pourrez retrouver  les informations relatives aux décorés de la Légion d’honneur et sur Mémoires des Hommes celles relatives aux morts pour la France.

Au niveau de la Corse, vous pourrez trouver des informations précieuses sur le site de Sidonie où de nombreux bénévoles déposent leurs transcriptions de tables décennales et des conseils sur cgwcorse le groupe d’entraide  des généalogistes corses. Ce groupe organise chaque année durant l’été « I scontri genealugici corsi ». En 2011, elles ont eu lieu à Piana, en 2012 à Vico et en 2013 elles devraient avoir lieu dans la région de Corté.

Les ouvrages sont aussi nombreux mais parmi les plus importants il est possible de citer les travaux :

-         de Giovanni della Grossa (1388-1464) qui a établi la généalogie des seigneurs « Cinarchese »

-         du comte Pierre-Paul Raoul Colonna de Cesari Rocca qui a établi vers 1895-1900 des généalogies des familles Ornano, Pozzo di Borgo et Cuneo d’Ornano

-         d’Antoine Marie Graziani et François Demartini sur les « Bonaparte en Corse »

-         de François Demartini sur l’Armorial de la Corse

-         de Michel Vergé Franceschi sur les familles du Cap Corse

-         de Josette Ceccaldi sur la famille Ceccaldi et celles d’Evisa et du Sia

-         du Comte Canavelli Colonna et de Marie Biancarelli sur les seigneurs de Leca et leurs descendants

-         sur la famille Colonna d’Istria et ses descendants

Source :  André Flori.

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