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Le club confronté à l’injustice de la L.N.F. en 1970

Dernière mise à jour de cette page le 07/04/2016

Cantons concernés : Aiacciu

En mai et juin 1970, l’A.C.A. participe à l’épreuve des barrages, avec Nancy et Avignon pour sauver sa place en première division. Les acéistes vont alors être confrontés une injustice incroyable. Cette affaire a été évoquée notamment dans l’ouvrage « A l’Ours ! La Grande Histoire de l’A.C.A. », dont voici un extrait : « L'ultime combat commence alors. (…) L'A.C.A. est vaincu à Nancy (3-1). Mais les Ours se rattrapent vite en battant facilement Avignon (4-0). Toutefois, les Ajacciens laissent des plûmes dans ce combat puisque plusieurs joueurs se blessent. Au match retour, ce sont les Avignonnais qui prennent leur revanche en s'imposant (2-0). Pratiquement condamné à la relégation, l'A.C.A. espère battre Nancy à Timizzolu afin d'être éventuellement repêché. Face à une équipe lorraine déjà en première division, les « rouge et blanc» assurent un succès facile grâce à Vannucci, M'Pelé et Géorgin et terminent troisième du groupe des barrages. Cette place est insuffisante pour espérer rester en D1 mais le club espère un repêchage. En effet, la L.N.F. et la F.F.F. réforment les championnats de France en proposant une D1 à 20 clubs (contre 18 auparavant). La logique sportive veut que Valenciennes et l'A.C.A. soient les deux équipes repêchées en raison de leur classement. En attendant une décision officielle de la L.N.F., les dirigeants ajacciens commencent à réfléchir sur la future saison... en D1. Le 3 juillet 1970, Messieurs Federicci et Neri effectuent le déplacement à Lille pour défendre la cause du club en vue d'un repêchage qui ne fait aucun doute. Mais là... coup de théâtre. Ces derniers n'ont même pas à présenter les dossiers préparés. A 11h15, dans la salle d'attente de la Ligue du Nord, la sentence tombe : ce sont Valenciennes et Reims qui sont maintenus en D1. On décide donc de repêcher le dernier de D1 et le 4e de D2 ! C'est Me Sadoul qui expliquent aux dirigeants les raisons de ce choix, de cette injustice sportive, votée par 6 voix contre 5 : « Pas question d’Ajaccio. En notre âme et conscience (…), nous avons choisi la solution la plus juste. Valenciennes et Reims compléteront le lot des clubs de D1, le premier parce qu’il est le porte-drapeau du football nordiste, le second en fonction de son illustre passé ». L'A.C.A. est littéralement « viré » de la D1 mais n'entend pas rester sur cette décision scandaleuse. Les dirigeants ajacciens réagissent très vite et dénoncent avec fougue cette injustice, accusant la Ligue de « tromperie ». Antoine Federicci réagit dans la presse : « Nous intenterons un procès à la Fédération. Il y a assez d'avocats et de juristes dans notre club et cette cause est belle à défendre. Nous allons agiter ciel et terre pour faire triompher notre cause ». La presse insulaire réagit elle aussi à ce scandale. De même que les journalistes parisiens qui dénoncent l'incohérence de certaines décisions. Le Parisien Libéré parle par exemple de « décision arbitraire », tandis que L'Equipe porte un doigt accusateur plus pertinent : « Pourquoi logiquement, ne pas repêcher Ajaccio ou Avignon ? Et quelles significations avaient les barrages ? Le Conseil Fédéral (...) a pris une décision arbitraire, qui pour le moins inique, ne relevant ni de la justice, ni de la morale sportive ». On accuse ouvertement les dirigeants du football français de copinage et de tricherie. Cette affaire fait couler beaucoup d'encre dans tous les canards de France. Mardi 7 juillet 1970... nouveau coup de théâtre. On apprend que Rouen renonce au professionnalisme. L'A.C.A. s’engouffre dans la brèche et fait immédiatement acte de candidature. Le matin du 16 juillet, un communiqué officiel de la F.F.F. est annoncé aux journalistes : « les présidents, le vice-président, les membres du Conseil d'administration du Groupement, en plein accord avec les membres du Conseil Fédéral ont décidé, à la suite du renoncement de Rouen à la première division, de repêcher l'A.C. Ajaccio en vertu de l'article 7 bis, du règlement du championnat de France ». L'A.C.A. est donc repêché officiellement en première division ».

Extrait de l'ouvrage de Frédéric Bertocchini, Un Seculu in Rossu è Biancu (éditions Albiana).

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