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VOUS ÊTES ICI : ACCUEIL FOOTBALL L'HISTOIRE DE L'AC AJACCIO CRÉATION DU PREMIER VRAI STADE DE FOOTBALL EN CORSE (JEAN-LLUIS - 1922)

Création du premier vrai stade de football en Corse (Jean-Lluis - 1922)

Dernière mise à jour de cette page le 05/11/2012

En 1917, la mairie d’Ajaccio réglemente la place du Diamant. En effet, le voisinage dépose de nombreuses plaintes en raison du bruit et autres désagréments occasionnés par l’organisation des matchs de football. On considère par exemple que ces rencontres constituent un danger pour les passants. Pendant plusieurs années, le problème perdure. En 1921, les dirigeants ajacciens achètent un morceau de terrain près de la voie ferrée à la sortie sud d’Ajaccio. Jean Lluis, président de l’A.C.A. fraîchement élu, demande à la mairie de verser au club de subvention de 25.000 francs pour construire un stade de football. Les dirigeants de l’A.C.A. s’engagent à rembourser la somme dans les 25 ans, et à laisser les installations disponibles aux autres équipes ajacciennes. Le 8 octobre 1922, le stade est inauguré. On décide de lui donner le nom du président du club : Jean-Lluis. Dès lors, l’A.C.A. peut organiser des matchs de prestiges. L’Union Sportive Marseillaise est notamment battue par l’A.C.A. 1 à 0, le 1er avril 1923. Le 13 mai de la même année, l’Association Sportive des Corses de Paris est battue à son tour sur le même score. Après des milliers de matchs disputés dans ce stade, en 1968, alors en première division, l’A.C.A. joue sa dernière rencontre officielle au Jean-Lluis face à Lyon, et s’impose 4 à 1. La vieille enceinte ajaccienne est ensuite détruite en novembre 1971, laissant un grand vide dans le quartier des Salines. Dans un article, le journaliste José Maragna rend hommage à ce qui était « le monument du football ajaccien », et ce, malgré son aspect archaïque : « Jean-Lluis est mort ! Sa longue agonie a pris fin. Seuls les enfants du quartier pourront encore danser sur son cadavre. Jusqu'au jour où ils seront chassés à leur tour par les engins qui l'enterreront définitivement sous des masses de bétons ». On se demande alors où vont pouvoir jouer les petits clubs de la ville, comme l'O.A. ou le Gallia Salines. Cette destruction provoque un véritable déchirement pour les Anciens qui ont vu leur club conquérir ses Lettres de noblesse sur ce terrain ». Aujourd’hui, le stade Jean-Lluis a laissé place à une grande surface.

Extrait de l'ouvrage de Frédéric Bertocchini, Un Seculu in Rossu è Biancu (éditions Albiana).

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