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ACA: le club veut forger son identité (juillet 2010)

Dernière mise à jour de cette page le 07/04/2016

Cantons concernés : Aiacciu

Article signé Philippe Peraut.

Alors que la délégation ajaccienne partira, la semaine prochaine, en stage (du 11 au 21 juillet 2010 à Anglet, dans les Pyrénées Atlantiques), les dirigeants préparent activement la saison 2010-2011. Le club s'active pour se forger à moyen terme, une indispensable « identité » lui permettant de s'installer dans la durée. Cette politique passe par divers axes parmi lesquels la formation des jeunes corses, le recrutement de joueurs insulaires ou l'arrivée, comme éducateurs d'anciens joueurs du club. Le tout afin d'attirer foule dans les travées de Timizolu et de se doter, enfin, d'un véritable douzième homme.

Parmi les trois clubs phare de Corse, l'ACA est sans doute celui qui dispose du palmarès le plus modeste loin derrière la notoriété établie du GFCA et du SC Bastia. Deux équipes à l'identité très forte sans laquelle ils seraient, aujourd'hui, dans l'anonymat le plus total (surtout pour le Gazélec). L'ACA, bien qu'ayant été le premier club insulaire a intégrer le professionnalisme et la 1ère division à la fin des années soixante, présente un important déficit en terme d'image autant qu'en terme de popularité. Malgré six années passées en D1 entre 1968 et 1973, et la venue de grands noms du football français comme Trésor ou Baratelli, c'est la longue traversée du désert (1973-1998) dans lequel le club végéta dans le monde amateur, qui le prive, aujourd'hui, d'une indispensable référence « historique ».

L'arrivée, en 1992, d'une nouvelle équipe dirigeante et, avec elle, de projets ambitieux, a coïncidé avec le renouveau du club. Entre-temps, l'ACA est tout de même resté, en terme de notoriété et de côte de popularité, derrière le Sporting et le Gazélec, le tout alimenté par les éternels antagonismes. Il n'empêche que sous l'ère de Michel Moretti, le club a pu assoir un peu de sa crédibilité. Ne serait qu'auprès des instances nationales du football. Conduit de main de maître par son regretté président, il a évolué et s'est installé dans la cour des grands. Sa grande force, inversement aux deux autres porte drapeau du football insulaire, a toujours résidé  dans une excellente gestion financière. La relégation en L2 lors de la saison 2005-2006 a accru le déficit d'image et fait baisser un peu plus la côte de popularité du club.

Depuis son retour aux commandes, Alain Orsoni, président de l'ACA veut développer un projet ambitieux: poursuivre l'oeuvre de Michel Moretti et doter le club d'une identité très forte lui permettant de se pérenniser. Pour mener à bien sa tâche, il a misé sur la venue d'anciens joueurs. Ainsi, David Faderne (attaquant du club de NIII à la L1), responsable des « U19 », cette saison, a été rejoint par Nicolas Bonnal, l'un de ses anciens compères. Celui-ci a la charge des « débutants » tout en évoluant avec la réserve, en DH. Au niveau des éducateurs, l'effectif, complet, est déjà là depuis plusieurs saisons.

Pour ce qui concerne le recrutement, Anthony Lippini (fils de Bruno, ancien bastiais), joueur de tempérament, et Karim El Hani (GFCOA), pur produit du football corse, apportent une touche plus « identitaire » au sein d'un groupe qui compte déjà sur Pierazzi, André, Cilia, Delors (formé au club) ou Bernardi. D'autres joueurs insulaires ont été contactés mais les négociations n'ont pu aboutir. L'ACA se fixe, comme objectif, à moyen terme, d'intégrer, dans l'effectif pro, 2 à 3 joueurs issus du club, par saison. Sans compter, peut-être, sur la venue d'autres joueurs insulaires. Le club mise, ensuite, sur la venue de joueurs susceptibles d'apporter un plus et de se fondre totalement, au niveau de l'état d'esprit, dans le moule « rouge et blanc ».

Cette politique, ajoutée à toute une démarche sociale (tarification, ouverture sur les quartiers populaires de la ville) et culturelle, devrait, à terme, accroître l' affluence au stade François-Coty (l'affluence moyenne est actuellement de 1500 à 2500 spectateurs par match, un chiffre que le club compte, à terme, doubler). C'est du moins le souhait de l'équipe dirigeante afin de pérenniser véritablement l'ACA et d'en faire le club de toute une région.

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